Bernard Tellez

Origine de l'auteur : La France

Originaire du Midi de la France, après avoir vécu en Asie et en Australie, en qualité d’enseignant, l’auteur réside à présent dans sa ville natale. La vocation d’écrire vaut pour lui comme une magnifique utopie qui peut servir d’exutoire, de garde-fou aux problèmes existentiels, voire à toute asphyxie sociale quelle qu’elle soit, avec un gain d’énergie à venir, par une façon d’épurer l’air, afin de s’en nourrir et de le respirer autrement.
Bernard Tellez a publié une trentaine de romans en édition numérique. Après avoir vécu en Australie et en Asie, en qualité d’immigrant et d’enseignant, au cours d’un parcours assez atypique, il a vécu en effectuant aussi bien de petits boulots, que l’on qualifie travaux d’attente, Il a terminé sa carrière professionnelle dans les conjonctures du service public de la Poste, en tant que fonctionnaire.


    Edition999 vous présente sa page : En attente

Edition999 rencontre Bernard Tellez

Comment écrivez-vous ? :
En général, à partir de quelques phrases, un dialogue qui prend forme à mesure entre deux ou plusieurs personnages fictifs, une situation parce qu’elle détient en quelques phrases écrites un climat qui nécessite qu’on la poursuive afin de lui donner un sens plus précis, parce qu’en quelques mots, quelques phrases dites ou écrites, il y a déjà la notion de conflit. Tous mes départs sont conflictuels comme une énigme au fur à mesure qui prend de l’importance, se développe d’elle même, presque sans que j’intervienne sauf sur le plan critique, puisque les mots, les paroles, les phrases qui se forment naissent à l’esprit, et ne peuvent pas être chose que le sens défini ou ambigu, la tournure qu’elles prennent. On ne parle pas de l’écriture, de ce qui naît et murit dans les coulisses, c’est indécent... Un point de vue. C4est dérisoire. Peut-être celui qui gribouille au départ, s’ennuie-t-il ? Cela ne fait pas partie des choses sérieuses. C’est presque un non-dit qui détient le sens caché, voire à peine formulé encore d’être dit. Un fois de plus encore, on développe, par besoin thérapeutique, parce qu’écrire, ça guérit...Pour des motifs conformes seuls, surtout pace que l’on s’ennuie, que l’on a besoin de se divertir, de se surprendre, de découvrir, d’apprendre, par jeu.
Pourquoi écrivez-vous ? :
Ce que je peux définir à partir d’autres textes écrits et donnés à lire... Un écrivain est un chirurgien de l’âme humaine. Il a la prétention de guérir les autres par la conception de son texte et de l’écriture. Il ne suffit pas seulement de témoigner, mais de manifester l’utopie d’aller plus loin dans l’interprétation du monde moderne. Sa fonction consiste à effectuer la catharsis du mal sur toutes ses formes, avec le seul souci de donner à l’homme par le biais de ses textes, l’idée de liberté. Halte au conditionnement. La possibilité de tout homme de se remettre en cause, de créer ses propres lois intérieures, en tête à tête avec lui-même pour modifier et faire évoluer son mental en fonction des circonstances, de l’adapter aux nécessités qui s’imposent pour préserver sa survie de santé. L’auteur donne son avis. A d’autres de l’interpréter. Mais il ne saurait fournir des recettes. L’implication de son témoignage est une preuve que d’autres peuvent réaliser le leur. Rien n’est jamais donné dans l’absolu, et il convient justement que d’autres générations se lèvent à leur tour pour modifier l’adaptation aux circonstances.
D’où vous vient votre passion d’écrire ? :
Cela ne s’explique pas, ni ne se justifie. On vibre à l’’écriture en fonction de certains auteurs que l’on a aimé précisément dans la période de son adolescence, celle où l’on se cherche vraiment en quête d’un alibi possible, d’une justification d’identité plausible. C’est cosmique, en ce qui concerne la solitude, comme le premier cri d’un nouveau-né, indépendamment d’être parmi toutes ces vies indifférentes qui ne sont pas la vôtre et se manifestent, existent. Une défense, une revendication pas encore bien formulée, puisque l’on se cherche, comme on continue de se chercher encore et toujours... Le sens de la vie peut être considéré comme une ascèse ou une mutation permanente que comporte une vie : plusieurs vies, plusieurs expériences, qui se juxtaposent les unes aux autres comme des saisons différentes. Un homme au travers de ses saisons a plusieurs vies.
Comment vous vient le sujet d’une nouvelle ou d’un roman ? :
A partir de rien, ou d’un besoin. Parce qu’écrire est un besoin, peu importe le sujet, quand on est en manque, mais dire justement ceci, c’est se mentir. Il n’y a rien de plus important que le sujet, de trouver le moyen ou le prétexte de dire ce que l’on a à dire, que l’on ne peut passer sous silence vis à vis de soi, par besoin de voir clair et pour les autres s’ils finissent par y trouver un certain intérêt ; Afin d’être lucide, d’interpréter ce qui resterait au silence s’il n’y avait pas justement soi pour le dire, par devoir, honnêteté. En général, cela n’intéresse personne, ce que l’auteur met en forme. Son effort est réduit à rien, à néant. A moins que... Toutes les fois que l’on quitte un pays pour un autre, une ville, qu’elle soit étrangère ou pas, pour une autre, jamais personne ne vous y attend.Il n’y a pas de quoi en faire un drame.,
Quels sont vos écrivains préférés ? :
J’ai grandi en milieu scolaire avec les poètes maudits, plus Apollinaire. Le plus par lequel j’ai été marqué, c’est Baudelaire.. Ensuite j’ai évolué vers la prose et ses créateurs, Malraux, durant sa période indochinoise, Camus et l’Etranger, Sartre, avec La nausée. D’autres auteurs, certains quasi oubliés, Carco principalement, . Mac-Orlan. Baudelaire m’a donné Dostoïevski, Maupassant, de même, Simenon, Mauriac Mauriac, l’écriture de Mauriac, c’est quelque chose, parce qu’il recherche l’envoûtement. Le monde de Mauriac. Et puis il y a eu Duras, avec l’Amant, oui ; Et Durrel...
Pensez-vous que les critiques apportent à l’écrivain ? :
Oui, de la part d’un esprit judicieux, pour ce que l’on a mal dit, ou que l’on n’a pas su voir.. Alors, il faut remettre en chantier, ne s’avouer jamais battu. Les critiques font du bien et un texte met du temps avant de mûrir suffisamment afin d’être accompli. A partir de là, il n’y a plus rien à dire : c’est bon ou c’est mauvais, on est compris ou l’on n’est pas compris, cela plaît ou cela ne plaît pas, etc. Ce qui compte, c’est le regard déficitaire que l’on peut avoir face à l’une de ses œuvres, si l’on se penche assez pour la relire, si on en a l’idée, le courage. Réaction bizarre.. Alors, elle ne vous satisfait plus. Et votre orgueil, votre honneur, votre compétence, comme un savoir faire, exige que vous la remettiez en chantier, comme si elle n’avait jamais été écrite par vous, n’avait jamais existé. Car telle qu’elle apparaît à la relecture, elle vous fait honte.
Pourquoi avez-vous choisi de publier sur Edition999 ? :
Essentiellement parce que cette maison d’édition publie gratuitement sur le net. J’en ai assez pour le reste, autant pour les éditeurs traditionnels aux quels je n’envoie jamais rien, autant ce qui publient gratuitement mais avec vente à la demande, autant que pour ceux qui vous publient à compte d’éditeur. Cela ne donne presque jamais rien. J’ai horreur de me déplacer. Je préfère être lu gratos par des internautes en e-book qui s’ennuient en rentrant chez eux, que je serai peut-être susceptible de ne jamais intéresser, ou bien au contraire, captiver leur attention. C’est déjà beaucoup, ce qu’un lecteur vous donne., Je ne fais pas partie de l’Armée du salut littéraire, je ne quémande pas. Par exemple, un combat de boxe sur un ring, n’intéresse pas les juges, mais ceux qui ont payé leur place pour voir le spectacle, un match de foot, de rugby, même si la finalité est commerciale. Un auteur, pour être un auteur en tant que tel, doit d’abord observer, se rendre compte s’il peut être lu par le plus nombre de lecteurs possibles, Il le doit avant tout, s’il le mérite, à son travail, à son charisme.
Avez-vous des projets en cours ? :
Oui, non, reprendre certains textes, les actualiser, ce qui n’est pas dit. Toujours en fonction du besoin, de remettre en cause, de tenter de parfaire, d’avoir la potentialité de ne pas décevoir le lecteur internaute potentiel. J’ai un texte, le trente-deuxième, à finir, je ne sais quand. Il n’y a pas urgence. Je ne sais même pas ce que je ferais demain, ni dans les heures qui suivent, dans cette qui seconde qui va venir à soi, va être vécue et sera déjà du passé.
Si vous désirez ajouter quelques mots aux lecteurs qui vont vous lire. C’est ici et maintenant. :
Ce que je recherche, c’est de distraire, que l’internaute ne s’ennuie pas et passe à un autre auteur si c’est le cas. S’il le mérite, qu’il soit attaché à mon texte, qu’il le lise jusqu’au bout avec plaisir. Amicalement, B ; Tellez

Bibliographie de Bernard Tellez