Au service d’une ONG, Aline, Marco, et d’autres sont réceptionnés à Bakou, en Azerbaïdjan. Par suite d’incompatibilités, leur convoi se scinde en deux. Du climat subtropical de Bakou, au bord de la mer Caspienne, jusqu’au climat froid du Caucase, chargé d’intempéries, leur route est semée d’embûches. Leur querelle sans merci a pris l’aspect d’une traque qui va jusqu’à détruire leur mission d’entraide humanitaire.
Aline pensait que pour empêcher l’horreur, il suffisait d’anticiper sur les moyens à employer pour l’éviter. Il suffisait d’agir contre ses origines, de monopoliser ses forces pour annihiler le spectacle de la souffrance infligée, autant que de croire à l’action menée pour en réduire les effets et les endiguer. Elle faisait partie des services sécuritaires de l’ONU, par l’intermédiaire d’une ONG, celle de « Fourvière », à Lyon. On l’avait recrutée pour ça, en lui posant des questions précises, auxquelles elle avait répondu avec concision, ce qui lui avait permis d’être acceptée par ses examinateurs. Depuis, elle était captivée par sa fonction de participer à l’aide humanitaire, ce qui l’avait haussée dans sa dignité, parce qu’elle avait été choisie, en dépit de la concurrence. Elle en était fière, si le choix et les résultats restaient ambigus, comme la finalité de la vie même.
29 juillet 2021, par Denis Morin
Merci d’avoir mis votre livre à la disposition de tous
^ 30 juillet 2021, par Bernard Tellez
Merci surtout de votre réponse qui me fait grand plaisir. Cordialement. Bernard.