La voisine d’à côté

Bernard Tellez

📄 121 pages A4 🗓️ Publié le 16 juillet 2023 🎓 Ambassadeur Edition999
Droits & réutilisation

Protection des œuvres

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1). Toute utilisation (reproduction, diffusion, mise en ligne sur un autre site, revente, extraction automatisée, etc.) nécessite l’accord écrit de l’auteur, sauf exceptions prévues par la loi.

En cas de publication non autorisée, l’auteur et/ou Edition999 peuvent demander le retrait du contenu et engager les démarches appropriées.

Lire ou télécharger (PDF)
22142 téléchargements
Télécharger (ePub)
1584 téléchargements
Télécharger sur Kindle
262 téléchargements

Thème : Littérature Erotique

La quatrième de couverture

Fasciné par l’obscénité des propos de ses nouveaux voisins de palier, Arthur Boilieu prend conscience de sa vie étriquée, de son mariage morne. Il fait connaissance de sa voisine...


AVERTISSEMENT : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

La première page

Réceptif à la moindre résonance, au moindre écho, même s’il ne pouvait secouer sa léthargie, il glissait peu à peu dans le sommeil… Un bruit de voix éclata dans l’appartement voisin, lui fit rouvrir les yeux. Il revint à la conscience, s’étonnant à pareille heure que des gens pussent parler aussi fort dans la nuit. Les voix s’élevaient, assourdissant ses oreilles. Elles détruisaient ce qui donnait à la nuit, son charme, sa saveur, depuis qu’ils étaient étendus, Laura et lui : le bruit du vent, le remuement des peupliers, dehors, devant la fenêtre, le passage des autos éloignées, le miaulement d’un chat, quelque part, sur la pelouse... Ces paroles résonnaient de l’autre côté du mur, comme un défi… Il se tourna vers Laura, la regarda : plongée dans le sommeil comme au fond d’un puits, hors d’atteinte des propos qui crevaient la cloison, elle ne s’éveillait pas. Il songea à la secouer, mais Laura prise dans la trame d’un rêve comme dans une toile d’araignée, était incapable de remonter en surface et il la laissa.
Lui aussi souhaitait trouver le repos, mais son esprit générait des idées bizarres, plus ou moins fantasques. L’une d’elles l’effleura soudain, celle d’un vide, d’un creux, existant quelque part dans le mur, à cause d’une brique manquante ou cassée... Il quitta le lit, se leva, et s’approcha. Il se mit à sonder le mur à tâtons, en vain, mais il avait beau retenir son souffle, tendre l’oreille, il n’entendait plus rien. A croire que ces dialogues perçus de l’autre côté du mur, n’existaient que dans sa tête, à l’intérieur de son cerveau. Non, il ne rêvait pas. A travers la cloison de séparation, des souffles rauques montaient crescendo... Il voulut reculer, sans le pouvoir, pris de stupeur, devant l’évidence d’une scène qui ne paraissait jamais finir, regretta par la suite de ne pas avoir fui à ce moment là, sous un prétexte quelconque. Ainsi, il aurait pu se rendre à la cuisine pour boire un peu d’eau fraîche, mais à l’idée de se déplacer dans la chambre, craignant que ses moindres mouvements fussent perçus par Laura, il resta.

  ]

Biographie de Bernard Tellez

Originaire du Midi de la France, après avoir vécu en Asie et en Australie, en qualité d’enseignant, l’auteur réside à présent dans sa ville natale. La vocation d’écrire vaut pour lui comme une magnifique utopie qui peut servir d’exutoire, de garde-fou aux problèmes existentiels, voire à toute...

Lire son interview — Bernard Tellez

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

1 discussion

Que lire après : La voisine d’à côté

Une délicieuse soirée d'été

Une délicieuse soirée d’été

A la terrasse d’un grand hôtel parisien, Philippe, un élégant chef d’entreprise, savoure un cocktail en compagnie de sa jeune et charmante nièce Daphné. Ils bavardent gentiment en attendant de rejoindre leur chambre.

Adorable perverse

Adorable perverse

Ils sont tous sous le charme de ses yeux de miel, enchaînés aux boucles soyeuses de sa chevelure de jais, esclaves des perfections de son corps...

Les jumelles d'Oléron

Les jumelles d’Oléron

On ne va pas sortir aujourd’hui, mon p’tit gars, tu vas pouvoir rester chez toi et te reposer un peu, ça pourra pas te faire de mal, remarque, après la folle semaine qu’on vient de se payer à cause de ce temps de chien