Le miroir secret
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Le Miroir Secret » raconte l’histoire d’un personnage confronté à son reflet, symbole de vérités longtemps ignorées. À travers ce miroir ancien, il découvre des secrets enfouis, des souvenirs douloureux et des facettes de lui-même qu’il avait fui. Entre mystère, moments fantastiques et introspection, le récit explore la peur, le courage et la quête de soi. Chaque rencontre et chaque révélation le rapprochent d’une compréhension profonde de son passé et de son identité. Un voyage intime où affronter son reflet devient le premier pas vers la liberté et l’acceptation.
Il y a des vérités qu’on évite de regarder en face, comme on détourne les yeux d’un miroir qui nous renvoie une image que l’on ne veut pas voir. Pendant longtemps, j’ai fui ce reflet. Je me suis caché derrière mes blessures, mes douleurs, mes silences. J’ai crié à l’injustice, j’ai pointé du doigt les autres, oubliant que mes mains aussi avaient blessé. Chaque fois que je passais devant un miroir, mon regard glissait, comme effrayé par ce que je pourrais y découvrir. Et pourtant, chaque reflet me poursuivait, discret mais insistant, me rappelant que la fuite n’efface pas ce que l’on est.
Je croyais que souffrir me donnait le droit de tout dire, de tout écrire, sans filtre. Je pensais que ma douleur justifiait mes mots, même ceux qui coupaient comme des lames. Mais aujourd’hui, je comprends que la souffrance ne donne pas tous les droits. Elle appelle à la compassion, pas à la condamnation. Chaque larme versée sur moi-même ne devait pas devenir un instrument pour blesser les autres. Chaque cri de douleur, chaque plainte, portait un poids invisible sur ceux qui m’entouraient.
Et moi, aveuglé par mon propre tumulte, je n’avais pas vu la douleur que je laissais derrière moi.
Je me souviens des jours où j’ai pleuré seul dans ma chambre, les fenêtres fermées, laissant seulement entrer la lumière blafarde du matin. Je me rappelle ce frisson glacé qui traversait mon corps à chaque larme, la sensation du sol dur sous mes genoux, et le silence pesant qui me rappelait que je n’avais personne pour m’entendre. Pourtant, je n’ai jamais quitté cette pièce.
En avant dit le temps ! En arrière, disent les natifs du Cancer. Vieillir c’est galère, grandir c’est l’enfer, c’est l’éternel enfant qui sommeille en moi qui le prétend, mais la vie me pousse en avant. Halte ! Pouce ! J’ai le temps … Je demande encore un (…)
Je suis cassée, brisée, détruite, abattue. Je pourrais sortir encore plusieurs autres mots décrivant l’état actuel dans lequel je me trouve.
Soyez indulgent avec ma toute première fiction et ne soyez pas sur des chevaux boiteux, notamment ceux des « podiums » de la critique littéraire.