📽 Edition999 rencontre Alfred Anchetain
Edition999 : Vous êtes un auteur prolifique. Nous avons mis en ligne vingt de vos textes, avec le onzième de « Belle de jour », le cinquième de « Toute nue… » après quatre recueils de nouvelles. Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
Alfred Anchetain : Je suis très encouragé par votre site. À ce jour, fin 2025, j’ai eu plus de 200.000 vues et 135.000 lectures, pour 20 titres. Je suis extrêmement surpris. Cela montre votre grande audience. Vous avez plus de 1.300 auteurs et 3.700 textes, à ce jour. Un énorme succès ! Dans le « vrai gratuit » sur Internet, vous êtes quasiment le seul.
Edition999 : Nous essayons… Notre équipe de bénévoles est efficace !
Alfred Anchetain : Vous sortez plusieurs titres par jour, avec de superbes couvertures. J’ai essayé, un temps, le site « monBestSeller », qui est un faux-gratuit. Il a beaucoup plus de textes que vous, mais avec des couvertures monochromes, peu attirantes. Je me sens très bien chez vous !
Edition999 : Vous avez un style « réaliste », vous souhaitez la vraisemblance.
Alfred Anchetain : Je suis médecin, à la retraite. J’en ai gardé la précision. J’appelle une chatte une chatte. Surtout si elle est jolie ! J’ai découvert, en Béryl, ma quatrième fille, un peu plus jeune que les vraies, mais d’un caractère très proche. En beaucoup plus délurée.
Edition999 : Elle est dure !
Alfred Anchetain : Dans la famille, on a de l’ambition. L’autre jour, dans un café, je voyais une jeune femme. Je me suis dit : « C’est elle ! Il faut que je l’observe ! »…
Edition999 : Elle vous a regardé ?
Alfred Anchetain : Non, c’est mon drame… Si je rencontre Béryl dans la rue, et que je lui dis : « Je suis ton père ! », elle va me gifler… et courir chez son psychanalyste !
Edition999 : Vous avez peur d’elle ?
Alfred Anchetain : Tout comme Julien, son Boss et amant. Elle répète : « #Metoo n’a rien compris. Elles n’ont qu’à faire du close-combat ! »
Edition999 : Elle couche beaucoup.
Alfred Anchetain : Élevée par les religieuses, c’est une fille très sérieuse. Elle n’a que cinq (ou six) hommes et cinq femmes et n’en sort pas. Ce n’est ni une libidineuse ni une marie-couche-toi-là.
Edition999 : Un vrai harem !
Alfred Anchetain : Jamais tous ensemble. Quelquefois trois, pas plus. Non, je vous dis, une fille très sérieuse !
Edition999 : Elle s’est prostituée…
Alfred Anchetain : Oh le vilain mot ! J’ai pris le thème de Buñuel, dans « Belle de jour », mais je l’ai trouvé sinistre. Mon héroïne amuse ses clients, dans un cadre hyper-bourgeois, avec des prestations haut-de-gamme, sous le regard de l’Élysée, qui lui rend bien !
Edition999 : Vous le croyez ? C’est vraisemblable ?
Alfred Anchetain : Si vous reprenez mon histoire depuis le premier épisode, je le crois. J’ai fait en sorte que oui. Elle a arrêté. Elle a trouvé mieux : elle voudrait que son amant lui donne son Labo !
Edition999 : Elle doit être vraiment bien au lit !