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Alfred Anchetain

Origine de l'auteur : La France

 Nombre de livres publiés sur Edition999 : 4

Arrivé à la retraite, après avoir écrit des textes sérieux, je me suis lancé dans des nouvelles érotiques. Je les ai confiées à lire à mon entourage. Silence total ! Je pensais à un échec. En les publiant sur Internet, j’ai voulu savoir si je m’étais trompé. À elles trois, elles pourraient atteindre 25.000 téléchargements sur un an. Pour moi, cela reste un passe-temps, une manière de rire, pour échapper à un quotidien parfois pesant. Je suis très impliqué dans l’affaire des coronavirus, dont j’ai tenté de dire l’origine, avec la « Covid, conversation intime ». Personne ne me croit, malgré les preuves que j’avance.

Des nouvelles érotiques variées, du soft jusqu’à la pornographie. Elles respectent toujours les personnages, surtout si c’est une femme. C’est « la victime » qui parle, car elle a le plus à dire. Les situations sont décalées. Avez-vous imaginé faire l’amour avec un vampire… ou avec James Bond ? Elles sont vraisemblables, vous pouvez y être confronté(e). Une nuit, deux de mes héroïnes me sont apparues, dans des rêves. J’étais un peu gêné !


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Alfred Anchetain sur "Ma rencontre avec Claire"

Edition999 : Nous commencions à nous impatienter. Avec le succès d’"Enlève le haut ; pour le bas, j’arrive", de "Je suis nue, attache-moi", puis de "L’eunuque et le vizir", nous demandions si la veine était tarie. Nous sommes rassurés. Nous accueillons "Ma rencontre avec Claire".
Alfred Anchetain : L’histoire de ce roman est assez drôle. Vous avez mis en ligne les trois textes de Michel Canal sous le titre commun de "L’éveil de Claire". Or, en coopérant avec lui, je me suis dit : si j’avais été à la place d’Éric, le personnage qui le représente, je n’aurais pas réagi comme ça. J’ai donc écrit "ma (propre) rencontre avec (cette) Claire"… Sauf que j’ai moi-même rencontré une Claire (c’est son prénom) qui appartient à nos Services de Sécurité. Autrement dit, c’est une agent-secret. J’ai, vous le devinez, fantasmé sur elle avant de la rencontrer. Je me voyais déjà en James Bond, etc.
Edition999 : Elle est comme vous le dites dans votre texte ?
Alfred Anchetain : Non, pas précisément. J’ai décrit une troisième femme, elle aussi agent-secret, mais dont je tairai le nom, mais qui a exactement le profil de "ma" Claire. Bref, deux Claire, deux agents-secrets, trois femmes pour constituer un personnage, parfaitement imaginaire, je le précise. Si "mes" » Claire me lisent, je les remercie, par avance, de leur compréhension !
Edition999 : Et alors, votre second personnage, Morane ?
Alfred Anchetain : Là, c’est une tout autre histoire. J’étais arrêté à un feu rouge, quand je vois, à un arrêt de bus, le fameux leggin, qui dessinait, d’une manière outrée, la raie des fesses de cette fille. Je me suis dit (comme mon héros) : « Les couturiers exagèrent, c’est vraiment un pousse-au-crime ! »
Edition999 : Et votre héros ne songe qu’à coucher avec cette fille.
Alfred Anchetain : Oui, certes, mais la fille ne pense qu’à ça aussi. Sauf qu’elle est (très) brillante et qu’elle veut prendre les choses en main. Le pauvre Éric est obligé de suivre !
Edition999 : Il n’y a donc aucun rapport entre l’histoire vécue par Michel Canal et la vôtre.
Alfred Anchetain : Non, sauf que c’est lui qui m’a inspiré, et qui m’a fait corriger certaines choses. Par exemple, il m’a dit : "Ce n’est pas très vraisemblable". Ma Claire a donc dû justifier auprès d’Éric sa conduite, etc. Une sorte de récit dans le récit.
Edition999 : Vous pensez vraiment que votre double histoire, dans votre roman, est plausible ?
Alfred Anchetain : J’ai la caution de Michel, qui l’a vécue, lui, personnellement. Quant à Morane… je dirai… que c’est plus personnel !
Edition999 : Nous n’irons donc pas plus loin. Vous nous avez concocté un texte enjoué.
Alfred Anchetain : Oui, pour moi, je dirais que c’est de la « grosse rigolade ». Une histoire énorme. Si je n’avais pas eu Michel, et nos nombreux échanges, je n’aurais certainement pas osé ! Mais puisque tout est "vrai…

Alfred Anchetain sur « L’eunuque et le vizir »

Edition999 : Après « Enlève le haut, pour le bas, j’arrive » et « Je suis nue, attache-moi », vous avez changé de registre avec « L’eunuque et le vizir ». Parler d’un harem, d’un homme, riche, qui enferme ses 60 femmes dans un palais, ce n’est pas d’actualité. Vous allez avoir des ennuis avec #metoo et #balancetonporc ? Et avec les intégristes musulmans ?
Alfred Anchetain : Je les attends, de pied ferme ! Ces femmes seraient ravies de rencontrer Jean, mon eunuque. La castration, après l’adolescence, donne une érection extrêmement longue. Elles auraient tout le temps de travailler sur leur plaisir avec lui.
Edition999 : C’est vrai, tout cela ?
Alfred Anchetain : Je me suis appuyé sur des documents récents et sérieux. Les castrats étaient très appréciés par les femmes (comme, Farinelli, dont on a fait un film), pour ce handicap et parce qu’ils étaient stériles. Jean n’avait pas le droit de sortir du harem pour ne pas contracter de maladie vénérienne. Dès qu’il a été castré, à 14 ans, il a été la coqueluche des femmes du harem, qui lui sautait dessus, à l’épuiser.
Edition999 : Vous n’exagérez pas un peu ?
Alfred Anchetain : Les textes sont assez discrets à ce sujet. Des eunuques, bien pourvus, avec des femmes délaissées… je ne vous fais pas de dessin. L’homosexualité entre eunuques était condamnée, celle entre femmes était tolérée, mais pas la masturbation. La conclusion qui s’impose d’elle-même !
Edition999 : En Arabie, comme pour l’islam, les hommes voulaient des femmes vierges ?
Alfred Anchetain : Une vierge sans expérience ou une femme qui ne l’est pas et qui vous amène au 7ème ciel, que préférez-vous ? Mon vizir n’a pas de temps à perdre.
Edition999 : Il fait « préparer » ses femmes par l’eunuque, pour qu’elles soient chaudes, tout de suite, avec lui. C’est un peu gros !
Alfred Anchetain : Ce vizir, homme de grande expérience, laisse toute sa liberté à la femme pour découvrir ses forces profondes. C’est un thème très moderne. Ce texte comporte toute une série de petites histoires, indépendantes, où l’eunuque rencontre des femmes timides qu’il doit éveiller, des pas assez timides qu’il faut calmer, des combatives avec qui il a des difficultés…
Edition999 : Il n’a pas toujours le dessus.
Alfred Anchetain : Les femmes devraient beaucoup aimer mon histoire. Elles ont souvent, et même toujours, le beau rôle. Elles font voir de toutes les couleurs à mon eunuque. Il est fort, puissant, mais il n’a pas le droit de leur donner des coups, ni de leur faire mal. Elles le peuvent, et elles en profitent. Un peu.
Edition999 : On se bat beaucoup…
Alfred Anchetain : Oui, c’est l’amusant. Imaginez une grande blonde, des yeux bleus et une ample poitrine, en sueur parce qu’il fait chaud, votre peau glissant sur la sienne, dans un corps à corps déchaîné.
Edition999 : J’aurais chaud, moi aussi !
Alfred Anchetain : J’attends #metoo, assez tranquille. L’islam n’a jamais condamné le plaisir, contrairement au christianisme. La vision actuelle, très rigide envers la femme, est récente. Je cite le Coran.
Edition999 : Vous dites le texte écrit en arabe, c’est faux.
Alfred Anchetain : Je l’ai pensé en arabe, comme on le voit à certaines répliques. J’ai même laissé des passages sans les traduire. Je sais dire « sexe », pour l’homme et la femme, mais cela ne se fait pas. Vous ne verrez aucun des mots habituels dans les textes érotiques : orgasme, fellation, éjaculation, sodomie, etc. Même le mot « fesse » est interdit. Tout est évoqué par des images. Comme à l’époque. Si ce texte était traduit en arabe, on croirait qu’il est ancien.
Edition999 : Très « Mille et une nuits ».
Alfred Anchetain : Je l’ai conçu sur ce modèle. On peut laisser des enfants de 12-14 ans le lire, sans danger. C’est un vrai manuel d’éducation sexuelle, car il parle du plaisir et de la manière de l’obtenir, à deux.
Edition999 : Vous êtes médecin, psychiatre.
Alfred Anchetain : Oui. Je vois la détresse sexuelle de notre époque. Les jeunes ne font plus l’amour. On ne leur a pas dit comment faire. Là, je le dis, et je donne les détails. Il y a beaucoup à apprendre, en s’amusant.
Edition999 : Un texte pour grands enfants, qui veulent rire…
Alfred Anchetain : Très pudique, et très érotique à la fois.

Edition999 rencontre d’Alfred Anchetain pour "Je suis nue, attache-moi"

Edition999 : Après le succès « Enlève le haut ; pour le bas, j’arrive », vous nous avez proposé un deuxième recueil, toujours sur le bondage.
Alfred Anchetain : C’est la seconde partie du même texte, que j’ai réunis en un seul livre, imprimé en couleurs (vos lecteurs peuvent me le demander). Vous aurez de nombreuses illustrations, dont les visages des héroïnes et des héros, qui manquent ici.
Edition999 : Ils manquent ?
Alfred Anchetain : Comme pour le premier recueil, ces histoires m’ont été « données ». Mais pour les développer, je me suis aidé de photos. J’ai recherché sur Internet, et un visage s’est tout de suite imposé. C’était mon personnage, impossible d’en changer. Il y a de belles filles et femmes, d’autre mois bien. Une certaine variété. Plusieurs semblent vraiment s’amuser.
Edition999 : On le sent dans vos textes.
Alfred Anchetain : J’aurais voulu raconter des histoires simples, qui se passent bien. Impossible, il y avait toujours quelque chose qui tournait mal, douloureux ou pénible. Mais elles finissent toujours bien. Mes nouvelles sont optimistes.
Edition999 : Vous vous êtes inspiré d’œuvres
classiques, L’histoire d’O, Les 50 nuances de Grey, et une aventure de James Bond, Meurs un autre jour.
Alfred Anchetain : J’ai voulu les raconter autrement, d’une manière moins outrée, plus adaptée à notre époque. Il y a aussi Le cœur conscient de Bettelheim, qui m’a servi de support pour Sexe et soumission.
Edition999 : Un récit assez dur, avec beaucoup d’épreuves.
Alfred Anchetain : Mes modèles m’y ont poussé. J’y suis resté fidèle. Mais c’est supportable ! La femme raconte ses difficultés, ce qu’elle ressent. Je fais de l’érotisme psychologique.
Edition999 : Vous êtes psychiatre, vous avez du métier !
Alfred Anchetain : Je n’aime pas lire : « Il a fait ceci, elle a fait cela ». Il faut sentir la personne vibrer. Dans sa chair. Être lié(e) ou entravé(e) augmente les sensations d’une manière
considérable.
Edition999 : On sent chez vous une méthode, une démonstration.
Alfred Anchetain : J’ai présenté des situations vraisemblables. Une gamine lasse d’une sexualité qui se répète, une fille au pair abusée sexuellement, une jeune femme dont on se moque parce qu’elle est trop musclée, une autre que l’exotisme attire… Mais cela reste toujours drôle, dans la conclusion en particulier. La victime est devant un problème qu’elle doit résoudre.
Edition999 : Le bondage est un problème ?
Alfred Anchetain : Quand on est attaché, qu’on ne peut plus bouger, l’autre peut faire de vous ce qu’il veut. Cela entraîne de l’angoisse. Elle augmente toutes les sensations, le plaisir en particulier. On arrive à des niveaux presque impossibles autrement.
Edition999 : Se livrer ainsi à l’autre comporte des dangers.
Alfred Anchetain : Il n’y a pas de plaisir sans gêne. Il faut être dans la confiance. Mais chacun joue avec les limites. On le voit dans la première histoire. On ne sait pas à la fin ce qui va se passer… Dans le bondage, c’est ce qui est amusant.
Edition999 : Vous le conseillez ?
Alfred Anchetain : Entre des gens responsables et qui s’aiment, si on reste dans le (très) classique. Comme tous les sentiments sont exacerbés, cela peut vite tourner au drame. L’érotisme est une manière de rendre la vie plus gaie. En même temps, comme cela touche à la sexualité, et la procréation, c’est du sérieux.
Edition999 : Rire avec des choses importantes, qui ont du sens.
Alfred Anchetain : C’est un bon résumé, oui.

Alfred Anchetain sur «Enlève le haut. Pour le bas, j’arrive»

Edition999 : Vous nous avez confié, il y a un an, votre premier recueil érotique « Enlève le haut ; pour le bas, j’arrive ». Il dépasse les 10.000 téléchargements. Vous êtes un auteur heureux !
Alfred Anchetain : Oui, mais certains textes approchent les 25.000 téléchargements ou même dépassent les 55.000. Je suis étonné que vous touchiez un aussi large public, alors que je vous ai découvert presque par hasard.
Edition999 : Nous ne faisons aucune publicité.
Alfred Anchetain : J’ai bien compris votre « tout gratuit », pour celui qui écrit et celui qui lit. C’est le bon choix, avec ce succès magnifique.
Edition999 : Vous êtes un auteur sérieux.
Alfred Anchetain : J’ai publié plus de 25 ouvrages, mais leur tirage était très loin de « Enlève… » alors que je ne pensais avoir aucune compétence en érotisme.
Edition999 : Vous avez aussi écrit des romans historiques.
Alfred Anchetain : Sérieux et documentés, mais avec un résultat modeste. Je me suis dit qu’à mon (grand) âge, si je ne me lâchais pas un peu, je n’arriverais à rien ! D’où ce recueil, un peu déjanté.
Edition999 : Ces textes vous ont été « dictés ».
Alfred Anchetain : Quand je conduisais en voiture ou en faisant du VTT dans les bois, je « disais » à voix haute ces histoires (l’une après l’autre). Je les écrivais en arrivant chez moi, pour ne rien en perdre. Tout cela sans aucun effort, comme si la personne me parlait, me racontait son aventure.
Edition999 : Certaines de vos nouvelles sentent le « vécu »
Alfred Anchetain : Ce ne sont pas des personnes étrangères à moi. Ces récits s’appuient sur mon expérience. Mais finalement assez peu. Je suis beaucoup plus classique…
Edition999 : Vous aimez rire.
Alfred Anchetain : La vie est trop courte pour accepter qu’elle soit triste. Certaines nouvelles sont « énormes », et portent à sourire. Mais j’ai voulu qu’elles soient vraisemblables. Même l’aventure avec les vampires s’appuie sur du vrai, les lieux existent, même si j’ai mélangé deux châteaux, un médiéval et un plus récent. Comme dans Jules Verne, le fantastique doit rester près du quotidien.
Edition999 : Petite question très indiscrète : pratiquez-vous le bondage ?
Alfred Anchetain : Il faut ajouter du « piment » à la sexualité, sinon elle est routinière. L’homme (le mâle) doit savoir égayer les relations, car il peut plus facilement prendre des distances que la femme, souvent trop impliquée pour imaginer un jeu. Encore que maintenant les filles prennent parfois les rênes et les garçons suivent.
Edition999 : Le bondage est surtout pratiqué (dans le couple) par des intellectuels dans la seconde partie de la vie.
Alfred Anchetain : Lisez les journaux féminins. Des jeunes en parlent facilement sans se prendre la tête. Elles semblent bien s’amuser, sans avoir pour autant de mauvaises idées !
Edition999 : Qu’elles enlèvent le haut, et pour le bas vous arrivez !
Alfred Anchetain : Non, je ne suis pas comme ça. Je le raconte…

 Bibliographie de Alfred Anchetain