Oie pas vraiment blanche
Béryl est mariée mais s’ennuie au lit. Elle se trouve un boulot, loin, pour être libre. Femme d’abord, puis deux hommes. Un beau et doux, un plus vieux mais riche.
Avez-vous fait l’amour par téléphone ? Avec une agent-secret, ex-pilote de chasse après avoir été bimbo ? Qu’est devenue votre relation quand une autre femme s’est immiscée dans votre vie ? Vous le saurez par ce récit inspiré par trois femmes, dont deux sont agent-secret, et deux s’appellent Claire, ainsi que par l’expérience vécue de Michel Canal (L’éveil de Claire), que je remercie.
Notre pauvre Éric ne veut pas être bigame, mais il hé-site entre une Lara Croft, toujours entre deux missions, et sa stagiaire aux cheveux blonds et aux yeux noisette, dont le leggin, un peu trop serré, dessine avec merveille la raie des fesses.
Les deux lui offrent des expériences avancées. Elles ont l’avantage de ne pas être des opérations spéciales, qui, bien évidemment, n’ont jamais existé.
Claire ? Le côté obscur de la Force…
Le téléphone sonne alors que je me préparais à partir. La standardiste, Gertrud, me dit, d’un ton rêche : « C’est pour toi. Je m’en vais. » Je prends le combiné, une voix de femme : « Allo, Éric, je m’appelle Claire. Ne cherchez pas mon vrai nom. Ma photo est sur Internet. C’était il y a quelque temps, pour un concours de beauté, mais je suis encore pas trop mal, à l’heure actuelle. Je suis d’origine américaine, mais je ne vis plus aux États-Unis. J’ai été pilote de chasse, mais j’ai arrêté, car trop de collègues sont atteints d’Alzheimer très jeunes à cause du « g », assez mauvais pour le cerveau. Je suis entré dans les services secrets, d’où mon adresse mail cryptée. Mon téléphone l’est aussi. Si vous appelez à mon numéro, demandez « Claire », on vous adressera à moi sans discuter… Si on vous dit que je ne suis pas là, n’insistez pas et ne posez aucune question.
Séduite par l’interlocuteur qui a accepté de rentrer dans son jeu pour l’aider à s’émanciper, persuadée que le déclic s’est produit, Claire a éprouvé le besoin de confier ses émotions à son Journal intime, qu’elle nommera son "fidèle compagnon de route".
Érotisme. 1945. Morale et vertu en attente d’un beau mariage sont une préoccupation essentielle des familles. Les adolescentes sont très surveillées.
Ce roman suit les premières expériences de Paul dans la vie. Etudiant brillant, il fait ses premières rencontres et est souvent déçu par les copines de son âge. Il trouve son équilibre avec une femme mature qui répond à beaucoup de ses questions (…)
2 mai 2021, par Michel CANAL
Alfred Anchetain, que ça fait drôle de retrouver mes personnages dans une histoire si différente avec le même scénario d’approche initiale : une femme prénommée Claire appelle Eric et entretient une relation par téléphone interposé.
Imaginer l’histoire d’un autre auteur et la dérouler en fantasmant sur une photo ou un détail anatomique, c’est du grand art.
J’ai beaucoup aimé l’incursion dans les services secrets.
J’ai beaucoup aimé aussi la progression, menée très finement, de l’opération (pour rester dans le milieu du "Secret Service") de séduction menée par la belle Morane. Vous avez très bien exprimé l’intelligence et la malice des femmes, à opposer à la faiblesse des hommes... quand ils sont approchés par le sexe "dit faible". Il fallait pour cela faire preuve d’une grande sensibilité, tout le contraire d’un comportement macho.
Vous avez su éviter l’écueil de la vulgarité. L’ensemble se lit bien, et au fil des pages, on est impatient de savoir qui mène la barque, comment Eric se sortira de son dilemme pour ne pas être bigame.
Bravo !
^ 3 mai 2021, par alfred anchetain
Merci Michel. Notre lutte fut longue, ardue, mais profondément amicale, et j’en suis ravi. Je connais, finalement, plus votre Claire que les miennes. Vous m’avez permis de vivre comme James Bond : imaginer des espionnes superbes à mes côtés – alors que mes relations avec elles demeuraient téléphoniques. Mais, de relater, en votre compagnie, cette quête de la guerrière accomplie, cette découverte de l’amoureuse perverse, fut un moment inoubliable. J’ai pu exprimer ce que suscitait chez moi cette situation paradoxale, la mienne qui était un peu la vôtre, tout à la fois. Je vous en remercie.
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