Nu.e, si je veux
De hauts bouquets de ronces protègent le naturisme normand. D’amples femmes attendent, sous un doux soleil, les experts avides d’émotions.
Vous êtes seul à Paris, en plein mois d’août, vous êtes adepte du naturisme et vous voulez voir de jolies filles nues.
Il y a beaucoup de solutions. En principe. Pas toutes bonnes.
Faites preuve d’initiative, d’obstination, d’esprit monastique et emmenez une bouillote.
– Alors, Docteur, cette histoire de petite culotte, c’est fini ?
– Le sujet était mince. Je n’ai plus trop à dire.
– Vous arrêtez la recherche scientifique ! Vous étiez si bien parti, c’est dommage. Cet hiver, vous allez faire quoi ?
– Béryl, la recherche, quand un thème vous tient, il ne vous lâche pas. Vous savez que je fais du VTT. Or, il se trouve que, depuis très longtemps, je passe devant un camping naturiste. Ce n’est pas que je le cherche spécifiquement, mais il est en haut d’une côte appelée par mes collègues « la montée des culs-nus ». Elle est très réputée.
– Plein de belles filles en récompense ?
– Ne riez pas, je ne les ai jamais vues. Les vététistes veulent des challenges, et cette côte est redoutable, 25 % à certains endroits et surtout des cailloux qui affleurent, une vraie… catastrophe. Je l’ai longtemps montée d’une seule traite, sans aucune aide. Mais, l’âge venant, j’ai acheté un vélo électrique…
– Argument, argument ! Ceux qui montaient le Ventoux s’en plaignent. Le sommet est plein de vieilles dames, alors qu’avant il n’y avait que les purs, les vrais !
– Ne croyez pas ça, l’aide du moteur ne rend pas la chose simple. Ces vélos, si vous mettez trop de puissance, ont tendance à se cabrer. C’est la chute assurée. Les cailloux entraînent des rebonds et il faut être assez acrobate pour y arriver.
– Aux culs nus ! Elles vous accueillent les bras ouverts, et le reste aussi…
Histoire d’amour avec plein de rebondissements à suivre.
L’année scolaire est terminée, je peux raconter nos bêtises de cruelles adolescentes avec ce petit texte plein de « douce poésie innocente » à savourer à la plage au bord de la piscine ou dans le métro.
Au lit avec le sosie de James Bond, Béryl combat dans la joie. Les autres hommes sont fades et radins, elle s’ennuie. Henri lui indique Anaïs, une Maison de passe très rentable. Mais la police veille…
6 août 2024, par Stephy
Je n’ai pas aimé ce récit.On pense toujours qu’il va se passer quelque chose mais rien.