Oie pas vraiment blanche
Béryl est mariée mais s’ennuie au lit. Elle se trouve un boulot, loin, pour être libre. Femme d’abord, puis deux hommes. Un beau et doux, un plus vieux mais riche.
Quand vous manquez de sous, une solution : les autres vous en apportent. Dur, quand on est tout seul. Le Bon Dieu a inventé la femme. Elle est intelligente, elle a du caractère. Des qualités personnelles aussi…
Julien met la machine à café en route, il me dit :
– Allez au salon, j’arrive dans une minute.
Je m’assieds sur le canapé, un bras sur mon entrejambe. Mon cameltoe fait trop pute.
Il arrive avec un plateau. Cafés, lait et petits gâteaux ramenés d’Inde.
Il s’assied et me sert :
– Vous avez peur ? Votre main…
Je la retire, il voit tout :
– Vous n’avez pas de culotte ?
– Si, une petite. Désolé. Mon leggin est trop serré.
Il sourit. Il m’embrasse, bout des lèvres. Il a chaud, il transpire. Je dis :
– Vous êtes tout mouillé !
Il prend un mouchoir, se sèche la bouche et me réembrasse. Tout doux. Il murmure :
– C’est mieux ?
– J’ai le temps du café ? Ou vous voulez maintenant ?
Je me verse un peu de lait et attrape ma tasse.
Il demande :
– Vous étiez triste, sans moi ?
– Je n’ai guère eu le loisir d’y penser. Ils me sont tombés dessus. Votre absence, Ils l’ont mal comprise.
– Vous leur avez expliqué ?
– Pourquoi vous ne m’avez pas laissée seule en Inde ? Que vous aviez des besoins ? Que vous ne pouviez pas vous retenir ?
– Non, la liste en marathi. Et notre projet…
– Ils n’en croient rien.
Il boit, regardant mon chemisier :
– Béryl, vous avez chaud.
– Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais finir ma tasse. Tranquillement.
Il s’éloigne d’un chouia. Il me collait.
J’ai terminé mon café. Il murmure :
– Vous êtes prête ? Vous venez ?
– Il y a urgence ? ... Vous avez certainement travaillé dans l’avion.
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