Oie pas vraiment blanche
Béryl est mariée mais s’ennuie au lit. Elle se trouve un boulot, pour se libérer, loin des qu’en-dira-t-on. Elle se fait d’abord une femme, puis deux hommes. Un beau et doux, un plus vieux mais riche.
Béryl veut réussir sans coucher. Les autres n’y croient plus. Elle est expédiée à Bombay, pour son savoir-être. Elle apprend le métier avec un bel Indien. Trop foncé pour lui plaire tout de suite. Julien, son Directeur, arrive à temps… Ils ont très chaud. Il la chasse à Francfort… qui lui livre des secrets. En France, que des jaloux ! Elle voudrait dormir, surtout la nuit.
Vous me croyez lesbienne ? Pas du tout. Je suis au pieu avec une fille. Ça arrive à tout le monde, même à vous. Chloé n’est pas une copine. Elle m’a fait boire. Ça me rend faible. On est venue à l’hôtel pour discuter. On a déjà fait une première fois, bien. On recommence.
Elle est froide comme une banane, et moi chaude comme une… J’arrive plus à penser, je dis n’importe quoi. J’ai de la chance, élevée par des religieuses. Sinon j’aurais l’orgasme continu.
On est jambes mêlées, doigts sur les tétons. Qui crame la première ? Je suis mal partie :
– Chlo… é, ça suf… fit. Je… voudrais… dormir… Tu as… gagné… Lai… sse moi !
Quand ça vient, respirer est une épreuve. Je peux plus articuler. Ma voix est idiote. Une vraie bécasse. J’ai beau masser sa foufoune avec ma cuisse, ça ne sert à rien. Elle fait zen…
Je roule ses bouts de sein entre mes doigts. Très longs. Une vraie matrone. C’est rugueux. J’adore ! Je vais très mal.
Je chuchote :
– S’il-te… plaît ! … Non !… Je fa… tigue !
– Retire ta jambe ! Tu presse sur mon clitoris. Tu me fais mal !
Pas de chance, elle est pas sensible. Chez moi, c’est réflexe. Elle fait des marathons. Elle a du souffle. Aucune difficulté à parler. Jamais. Moi, le taekwondo et le krav-maga, je tra-vaille la force. Dans la seconde, on a fini… Je n’ai pas l’habitude de tenir.
Elle exagère. Elle me serre tellement la cuisse que je peux pas la retirer. Je languis :
– On… fera… demain ! … S’il te… plaît !
– Dis-moi que… tu m’ai… mes !
Elle fait comme moi ? Pas du tout. J’ai ses lèvres entre les miennes et je glisse, je reglisse.
Faut pas qu’elle se plaigne !
C’est tellement bon… une femme. C’est doux, c’est chaud, un vrai paradis…
La cata !! Je pars… Elle m’a eue.
Je m’en vais ! Je vous dis à bientôt… Ça urge !
Je vois le ciel, je monte dans les nuages. Je grimpe, je grimpe, je prends l’air ! Je respire un max. J’éclate, je disperse, je dissous.
Elle peut me lâcher, je vole toute seule. Les oiseaux me sourient, ils me font des guilis avec leurs ailes, ils chantent ma joie…
– Bonjour Béryl… Avant que le Docteur Anchetain n’arrive, dites-moi : faire l’amour nuit et jour, ce doit être fatigant, à la longue ?
– C’est pourquoi, Jean-Michel, je vais être franche avec vous : je dis « Stop ! ».
– Le coworking ? Faire d’un lit votre lieu de travail… Vous aviez une adresse somptueuse ! Les arbres du Parc Monceau, les quartiers les plus bourgeois de Paris…
– Le bon temps ! Je gagne beaucoup moins, en travaillant bien plus. Je dois répondre aux demandes. Je n’arrête pas !
– Le burnout vous guète… Vous avez trop d’ami.e.s !
– Ce n’est pas le nombre, mais la méthode. Ils m’épuisent, ils me poussent à bout. Je craque, et ça les amuse !
– L’Inde, Bombay… Vous faites du tourisme. Vous avez de la chance !
– Pensez-donc ! Réunions sur réunions… sans voir le moindre grain de sable.
– Les Indiens vous ont appris des choses… exotiques ?
– Plaignez-moi, au lieu de rire ! Dès que mon Boss ne me voit plus, il rapplique. C’est sans fin. Je vais démissionner !
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3 juin 2025, par JL de Juin
Bonsoir M. Anchetain.
J’aime beaucoup Béryl, sa féminité et son énergie. C’est une "belle de jour" comme de nuit.
Par votre talent, vous êtes en quelque sorte une "locomotive" pour des gens comme moi.
Merci beaucoup.
JL
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