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Queue d’eau

Alfred Anchetain (Auteur)

Nombre de pages : 91

 Remercier Alfred Anchetain

Avertissement : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

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Thème : Littérature Erotique (Interdit aux moins de 18 ans)

( Version du 4 octobre 2021 )

 La quatrième de couverture

Belle de jour (en quatre épisodes)
J’ai repris l’idée du film de Buñuel : une femme bourgeoise s’épanouit dans la prostitution. Pour égayer ce thème, je l’ai situé dans un cadre « haut-de-gamme » avec des clients riches, patients, inventifs, voire peu favorisés par la nature. Sa compétence fait toujours des miracles… Mais elle joue avec le feu, car le milieu médical est fait de requins, auxquels elle devra bientôt se confronter.
Troisième épisode : Queue d’eau
Agathe poursuit son activité lucrative. Un jeune et fougueux Italien, Lorenzo, profitant des commodités de cet immense appartement, initie Agathe à l’érotisme aquatique, au grand dam de la patronne. Mais, situation tragique, Henri Husson, l’ami du couple qui donné l’adresse, attiré par les mérites de la « nouvelle », se trouve confronté à la morale bourgeoise ainsi qu’à un handicap qu’il traîne depuis l’enfance. Agathe, qui n’attendait que ça, résout les deux problèmes à la fois. Enfin, Anaïs, pour épauler son mari dans sa carrière politique, se voit contrainte de ne garder qu’Agathe, source de revenus à ne pas négliger. Elle dit la chose d’une manière fort aimable à notre héroïne, lors de deux séances où ces femmes font plein de choses mignonnes et moins mignonnes.

 La première page

Le lieu de rencontre d’Anaïs s’est donc rajouté à mes activités. Pas trop souvent. Un trajet long dans chaque sens… mais surtout la crainte de briser ma vie. Je dois rester timide. Mes hommes trouvent que j’ai trop d’expérience, que je suis trop experte. Ils peinent à me suivre. Je mets trop d’érotisme dans nos relations, pas assez de féminité. Je les excite beaucoup, d’où quelques ennuis qui les rendent moins aptes à poursuivre nos échanges.
Je suis devenue une pro et plus vraiment une amie, une fille toute simple, comme on les aime.
Tout cela me crée bien des soucis. Je limite donc Anaïs à une environ fois par mois. Je ne veux pas être trop souvent absente, ni mentir à tout le monde. Je n’arrive même pas à dépenser l’argent que je gagne, faute à mon mari et aux copines. Je ne sais plus qu’en faire. Mickael trime pour rembourser les emprunts. J’ai honte d’en avoir autant. Je joue sur le bitcoin et autres bêtises. Je prends goût à la richesse. En plus, le sexe appelle le sexe. Je deviens une rapide, une exaltée… Je ne me reconnais plus.
Je ne veux pas vous ennuyer avec mes problèmes. Parlons plutôt d’un client qui m’a un peu excitée…
C’est un Italien, jeune, dans les 35 ans, brun, les cheveux mi-longs, soigneusement en bataille. Des yeux clairs. La fortune ne vient pas de lui. Il a toujours été dedans. Il est de ces grandes familles qui ont encore quelques moyens. Un certain niveau de vie, des maisons sur la côte, du personnel. Piscines, yacht, hors-bord. Pour résumer, ils sont à l’aise. Anaïs m’a dit que ce sont des industriels ayant pignon sur rue. Pas maffieux pour un sou…

Edition999 rencontre Alfred Anchetain pour "Queue d’eau"

Edition999 : On attendait depuis longtemps votre troisième épisode de « Belle de jour », ce texte inspiré du film de Buñuel : une femme bourgeoise s’épanouit dans la prostitution. Près de 100 pages en format A4, un vrai roman en soi !
Alfred Anchetain : Oui, j’ai eu beaucoup à dire. Je trouvais le film de Buñuel très marqué par une époque qui n’est plus la nôtre. Les maisons closes ont (officiellement) disparu. J’ai voulu retrouver le style début de siècle (le 20ème), un certain luxe. J’ai donc présenté un Italien, Lorenzo, jeune (35 ans) et très riche, qui a décidé de s’amuser. Il profite de l’ample salle de bains, pour amener Agathe, l’héroïne, à des jeux d’eau tumultueux. La baignoire est assez grande deux, un peu serrés (c’est l’amusant). Quant à l’arme du "crime", un savon Chanel n°5.
Edition999 : Vous faites du « placement ».
Alfred Anchetain : Je ne suis pas payé… Je donne toutes les marques. Pour le fun. Je veux montrer aussi les déconvenues de la prostitution, si je puis dire. Ce Lorenzo s’emballe pour Agathe, lui reproche sa Cooper S (192 chevaux) car trop « plouc », il veut lui faire découvrir la belle vie en Italie. Mais, quand il la quitte, à la fin de la séance, il a totalement oublié ses promesses. Il est très heureux de ce bon moment, mais sa femme attend… à la maison. Une Mama, ça se respecte, même si on la trompe.
Edition999 : Vous n’êtes pas très moral. Pas davantage pour le client suivant ?
Alfred Anchetain : Buñuel dit que l’héroïne rencontre dans le b…, par inadvertance, Henri Husson. C’est l’ami de son mari, celui qui lui a donné l’adresse. Situation embarrassante quand il s’agit de coucher ensemble. Dans le film, il ne se passe rien. Pire, quand Henri le raconte au mari, cette révélation est supposée le tuer. Fin complètement dépassée. Dans mon histoire, Henri ne sait pas le pseudo de Béryl. Il vient voir une Agathe. Grande gêne de sa part, bien évidemment, quand il la découvre. Mais Agathe veut se « de faire » cet ami, le seul qui manque à sa « collection ».
J’ai ajouté un « détail » qui explique cette rencontre. Pourquoi, à notre époque, un homme fréquente les prostituées ?
Edition999 : Votre question, venant d’un psychiatre, impose une réponse : c’est un malade.
Alfred Anchetain : Il souffre d’une éjaculation précoce, liée à une anxiété face à une verge trop petite. Béryl, un moment désappointée, y trouve l’occasion d’utiliser sa compé-tence professionnelle, un peu laissée de côté. Elle traite Henri par la méthode « Master & Johnson » qu’elle connaît en tant que psychologue. Elle en profite pour le sadiser, car il l’a fait attendre trois ans !
Edition999 : Les deux chapitres suivants, vous vous êtes amusé.
Alfred Anchetain : Je suis sorti du film, qui présente Anaïs comme assez neutre, sexuellement. Pour décrire mon personnage, j’ai pris la photo d’une très belle femme de 40 ans, de type méditerranéen, brune et la peau mate. Anaïs vit dans un milieu assez « ouvert », elle est avertie de toutes les formes de sexualité. Quant à Béryl, elle aime jouer avec les copines depuis toujours. Une liaison entre les deux femmes est vraisemblable, surtout dans un tel cadre. Encore fallait-il l’amener. Avec #Metoo, Anaïs veut que les caméras de surveillance, disposées un peu partout, montrent qu’elle n’est pas responsable, qu’Agathe lui a « sauté dessus ».
Edition999 : J’en doute…
Alfred Anchetain : De la pure hypocrisie, de la perversité. Elle veut, par exemple, qu’Agathe la déshabille et qu’elle lui retire même la petite chaine d’or qui lui entoure la taille. Autant d’occasions de s’imposer, de lui montrer que, malgré l’âge, c’est elle la plus belle des deux. Agathe aime cette femme, et cela lui plaît de se soumettre à elle. D’autant qu’Anaïs, malgré sa dureté, n’est pas méchante. Elle l’initie à tout ce qu’elle connaît.
Edition999 : Vous insistez, énormément, sur les caresses entre femmes. Beaucoup plus qu’avec les hommes.
Alfred Anchetain : Que font les femmes ensemble ? Mystère pour un homme. Je me suis appuyé sur « Histoire d’Adèle » mais aussi sur des film pornos. Agathe dit, explicitement, qu’elle ne peut vraiment se « lâcher » avec les hommes, parce qu’ils n’aiment pas ça, qu’ils n’ont pas le temps, qu’ils veulent autre chose…
Edition999 : Vous faites l’apologie des rencontres entre femmes.
Alfred Anchetain : Elles n’ont pas besoin de moi. Pour un homme, de voir des femmes au lit est très jouissif… J’ai décrit ce qui me semble important, les aspects psychologiques, le ressenti.
Edition999 : Et la suite ?
Alfred Anchetain : Le quatrième épisode va trancher avec les trois autres. Pour deux raisons. Le film de Buñuel imposait cette rupture. Mais l’intervention d’un bandit me paraissait un peu « tirée par les cheveux ». Je voulais également casser l’impression que Béryl/Agathe réussit tout ce qu’elle entreprend. Elle est brutalement confrontée au pire. C’est l’occasion de faire appel à toutes ses ressources. Elle doit être « requine » car l’environnement professionnel de son mari veut tout leur prendre, un monde de requins. Ses amants sont tous impliqués dans cette affaire. Je donne une réelle épaisseur aux personnages, et à leurs relations mutuelles. C’est, à mon sens, presque l’épisode le plus intéressant, même s’il est un (tout petit) peu moins érotique. Agathe fait très bien, vous le verrez.
Edition999 : Patience, donc. Lisons déjà « Queue d’eau », pour notre plus grand plaisir.

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Biographie de Alfred Anchetain

 Ambassadeur Edition999

Je suis arrivé à la retraite. J’ai publié un certain nombre d’ouvrages sérieux chez des éditeurs classiques, et j’ai voulu changer. Je me suis lancé la rédaction de nouvelles érotiques. Je les ai fait lire à mon entourage. Silence total ! J’étais désespéré, car je m’étais beaucoup amusé à les écrire. Je...

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