Ce livre est l’ethnographie d’une grave maltraitance infantile, puis de l’adulte vulnérable que cette enfant est devenue.
Ce livre est un témoignage sur le développement d’une enfant soumise, dès son plus jeune âge, au libre arbitre très problématique de l’un de ses parents.
Ce livre est l’histoire de ma nièce Emma…
Ma nièce est privée, depuis sa plus tendre enfance, d’une partie de ses racines, tout contact avec sa famille paternelle (son père et sa demi – sœur) étant prohibé par sa mère qui est aussi ma sœur.
Mais ce n’est pas le seul aspect du préjudice subi par ma nièce :
• Sa mère « a peur qu’elle meure » et, pour « protéger » sa fille, elle a toujours dressé et dresse encore, des entraves extravagantes au développement de son autonomie.
• Et elle la traite comme si elle ne grandissait pas, comme si elle était toujours un bébé. Ma nièce a trente - quatre ans, mais elle ne sait pas qu’elle est une adulte !
C’est aujourd’hui une adulte vulnérable qui n’est toujours pas protégée de la profonde maltraitance (peut-être en partie involontaire) de sa mère, malgré plusieurs signalements à la Justice, effectués par son père et moi – même. Ce livre est donc, aussi, l’histoire d’une démission de la Justice qui ne protège plus suffisamment les adultes vulnérables, faute de moyens, probablement !
Mon témoignage devrait intéresser :
• Les experts du développement de l’enfant.
• Les professionnels du soin psychologique : psychiatres, pédopsychiatres, psychanalystes…
• Les personnes qui s’intéressent au phénomène de l’aliénation parentale.
• Les professionnels du Droit.
• Tous ceux et celles qui dénoncent le manque de moyens pour le soin et la prise en charge des personnes vulnérables : enfants, adolescents, adultes en souffrance…
MON ESPOIR
Je souhaite, j’attends par-dessus tout, que des experts du développement de l’enfant, ainsi que des professionnels de la protection physique, mais aussi et surtout psychologique des adultes vulnérables, m’aident à secourir ma nièce, à lui permettre d’accéder réellement à tous ses Droits.
Si un lecteur ou une lectrice connaît ce genre d’experts ou de professionnels, recommandez - moi à eux, à elles…Merci !
Emma qui a alors environ trois ans, fait ses premiers pas en vélo, si on peut dire. Elle s’arrête devant moi, sa mère Juliette et notre mère qui est là aussi.
Juliette nous raconte alors (devant Emma !), que son père lui a dit qu’il fallait « pousser avec les genoux », mais qu’il s’était trompé, que « c’était avec les mollets », le tout accompagné d’une moue de mépris pour le « mauvais conseil de son père ». Effrayée par l’effet que ce mépris si clairement exprimé pouvait avoir sur Emma, j’essaye de « rattraper les choses » en disant qu’il faut « pousser avec les deux : les genoux et les mollets ».
A partir de ce jour-là, j’ai craint que la dévalorisation et la disqualification de son père par sa mère ne soient fréquentes, et j’ai commencé à me faire du souci pour ma nièce.
En effet, il est clair que le message que Juliette envoie ce jour-là à sa fille est le suivant :
Attention, ton père se trompe ! C’est moi et moi seule qui peut donner le bon élan, la bonne poussée !
Remarques :
• Le vélo d’Emma avait alors deux petites roues de stabilisation à l’arrière. Emma n’est jamais passée au vélo sans petites roues, probablement jugé trop dangereux par sa mère, sûrement encore plus qu’un escalier. (Voir le chapitre : « L’interdiction de l’escalier, ou l’élan brisé ».
• Emma ne sait pas non plus nager. L’eau c’est dangereux, on peut se noyer !