Lors d’une fouille archéologique, effectuée à proximité du parvis de la gare d’Angers, l’équipe du professeur Person découvre ce qu’elle pense être un ancien temple dédié au dieu oriental Mithra. Mais suite à des études plus approfondies sur le site, on découvre que ledit temple cache une réalité bien plus complexe et bien plus sombre. L’institut du GEIPP, dirigé par Serge Manceau, collabore aux investigations et met à jour un vaste et très ancien réseau souterrain insoupçonné, menant à une mystérieuse cavité circulaire au centre de laquelle s’érige un étrange monolithe noir de forme singulière. Tout indique que ce volumineux rocher serait le portail originel menant droit à un univers infernal que l’ancien commissaire de police et ses assistants eurent le malheur de sonder, deux années auparavant, depuis une brèche apparue dans le sous-sol d’un modeste pavillon, situé rue des Feux Follets et condamnée depuis. Persuadés que ce sanctuaire représente une réelle menace pour la ville, les membres de ce groupe d’études et d’investigations sur les phénomènes paranormaux, enquêtent activement sur une ancienne secte pseudo-chrétienne, les Édenistes, ainsi que sur une maison de maître, bâtie dans le quartier de la Doutre au XVIIIe siècle par un énigmatique personnage, nommé Lucius Voltz. Demeure rachetée et rénovée par un riche éditeur parisien, transformée depuis en résidence estudiantine et dont les fondations coïncident parfaitement avec l’emplacement de la profonde cavité. Ils réalisent qu’une effroyable tuerie a déjà ensanglanté ces lieux dans les années 1980 et que cette tragédie passée pourrait avoir fragilisé ce passage, scellé par des exorcistes au cours du neuvième siècle. Une porte derrière laquelle complotent de malveillantes entités. Un portail maudit que des textes anciens retrouvés appellent la Primum Ostium...
La première page
Côté face...
Les murs s’émiettaient par endroits, la peinture s’en détachait par lambeaux tandis que le plancher qu’ils arpentaient continuait à vibrer sous leurs pieds...
Surgissant, l’arme au poing, dans un couloir modifié, où la structure générale tendait à se corroder, où le sol devenait spongieux et mouvant, Reynald et ses comparses ne parvenaient plus à entrevoir grand-chose. Autour d’eux, tout avait été plongé dans une épaisse obscurité que rien ne paraissait pouvoir éclairer. Heureusement, les Glock utilisés par les deux lieutenants étaient prévus pour ce genre d’intrusions et d’inspections nocturnes. Équipés de lampes torches intégrées, celles-ci furent aussitôt déclenchées pour tenter de repousser au mieux les ténèbres qui s’étalaient devant leurs yeux embués de peur, tel un mur infranchissable...
Quant à Crosse, il se fia à ces deux rais blafards qui perçaient le rideau noir, pressant le pas pour ne pas être distancé par ses deux acolytes et ainsi, se perdre dans la noirceur ambiante...
Les cloisons du corridor leur parurent instables et fortement décrépies. Dans ce décorum délabré, les rayons finirent par capter une présence, située contre le mur Ouest. Là, un corps gisait au sol mais n’était pas tout à fait inerte. Les trois hommes l’entendirent gémir, réprimant des convulsions spasmodiques, de la plus légère à la plus intense. Crosse finit par l’identifier.
– C’est lui. Les informa-t-il dans un murmure. - C’est notre homme. Sébastien Querré...
Soudain, l’étudiant à terre fut saisi d’une nouvelle salve de tremblements frénétiques, se tordant de douleur en hurlant, le visage écrasé contre un plancher devenu vermoulu.
– N’avancez pas ! Cria-t-il entre deux geignements. Puis, brusquement, le jeune homme eut un haut-le-cœur, produisant des râles gastriques à répétition et des éructations à n’en plus finir, la bouche grande ouverte, prête à rendre. Bientôt, quelque chose de visqueux émergea lentement de son gosier. Un énorme parasite de teinte olivâtre qui déployait des paires de pattes filandreuses et effilées pour permettre l’extraction. Imposante, la chose bulbeuse coulissait avec efforts le long du larynx, plantant l’extrémité de ses pattes insectoïdes déjà sorties, dans le bois pourrissant du plancher tout en contractant ses muscles pour aider à la propulsion. Dans un flot laiteux, la créature adipeuse
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Né en 1970 à Angers (Maine-et-Loire). Ludovic Careau s’inspire de toute une littérature fantastique qui le précède. Un genre quelque peu méprisé en France mais apprécié dans les pays anglo-saxons. Il aime par dessus tout la littérature fantastique du XIXe siècle et du début du XXe siècle avec des...
Deux années après les incroyables et tragiques événements qui ensanglantèrent la cité d’Angers, un nouveau péril se profile à l’horizon. Persécutés par une armée de sinistres soudards, surgissant de nulle part, sous l’égide d’un redoutable et redouté (…)
Deux années après les incroyables et tragiques événements qui ensanglantèrent la cité d’Angers, un nouveau péril se profile à l’horizon. Persécutés par une armée de sinistres soudards, surgissant de nulle part, sous l’égide d’un redoutable et redouté (…)
Deux années après les incroyables et tragiques événements qui ensanglantèrent la cité d’Angers, un nouveau péril se profile à l’horizon. Persécutés par une armée de sinistres soudards, surgissant de nulle part, sous l’égide d’un redoutable et redouté (…)
Ils avaient repéré la maison la semaine précédant le casse. Henry, le cerveau, ou disons, le moins bête des deux, avait préparé le coup comme d’habitude : n’importe comment. Mais il ne s’en doutait pas, car toutes ses connaissances en matière de délits (…)
Il y a de cela presque vingt ans, j’ai commis un double meurtre. Je n’ai jamais été suspecté, jamais condamné. La police de l’époque en avait conclu à une fugue ou un crime de rôdeur. En fait, ils piétinaient totalement.
Ces deux jeunes gens, je les ai (…)
Je ferme les yeux sitôt que ma femme éteint la lumière mais la ruse ne prend pas, mon cerveau ne tombe pas, ne tombe plus dans le piège délicieux de ce que l’on nomme le sommeil.
Aussi, quand il sonne trois heures (la troisième de la nuit, ne vous (…)