L’ombre de Nahash : première partie

Ludovic Careau

📄 119 pages A4 🗓️ Publié le 5 août 2024 🕰️ 1ère parution 03/05/2024 🎓 Ambassadeur Edition999
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Thème : Fantastique Saga

La quatrième de couverture

Deux années après les incroyables et tragiques événements qui ensanglantèrent la cité d’Angers, un nouveau péril se profile à l’horizon. Persécutés par une armée de sinistres soudards, surgissant de nulle part, sous l’égide d’un redoutable et redouté inquisiteur et malgré l’Edit de Tolérance, jadis promulgué par le roi Henri IV, les adeptes de l’Ordre de la Vraie-Croix d’Anjou se voient contraints d’abandonner leurs foyers respectifs pour aller se réfugier sur un îlot, morceau de terre émergée, perdu au beau milieu des flots ligériens. Un abri de fortune où sommeille la précieuse et sainte relique, une forteresse solidement défendue par les hommes du capitaine Broc et de Maître Fiore…
De leur côté, honorant les termes d’un serment prêté, Symphorien Damon, Baptiste Cormier, Geoffroy de Louvençay, Raoul de Beauval, Charlotte de Verfleur et Hercule de Saint-Aignan poursuivent inlassablement leurs investigations dans toute la contrée, bien décidés à retrouver la dépouille d’Amaury de Vaubrun, feu leur compagnon disparu, et de châtier, comme il se doit, celui qui l’a ravie. Soutenus dans leur quête par la magie ancestrale du druide Carniveau, les chevaliers vont, au gré de leurs diverses et dangereuses pérégrinations, se confronter au malfaisant Nahash, un diable aussi insaisissable que manipulateur…
Pendant ce temps, épaulé par Merlet et la fidélité de ses soldats, le jeune parlementaire Scipion Sardini s’emploie à faire échouer une insidieuse conjuration, fomentée depuis le Louvre, centre névralgique des arcanes du pouvoir. Une vaste et ténébreuse conspiration visant, une fois de plus, à nuire aux intérêts mêmes du royaume…

La première page

Ce fut par une nuit particulièrement houleuse que le voyageur arpentait inlassablement les ruelles désertes de la petite cité endormie...
Cette silhouette encapuchonnée et drapée de noir, progressait d’un pas déterminé, malgré la boue, malgré le vent froid, ses violentes bourrasques et cette pluie glacée qui s’ingéniait à lui cingler le visage.
Parfois, alors que l’obscurité paraissait s’épaissir par endroits, lui parvenaient les pleurs étouffés d’une femme mais aussi les aboiements assourdis d’un vieux chien ainsi que le couinement aigu et répété d’une enseigne qui ne cessait de pivoter sur son axe rouillé, constamment ballottée par les assauts répétés de cette brise tempétueuse.
L’homme s’orienta vers cette même enseigne, promesse d’une possible auberge. Se mettre au chaud était sa priorité. Aussi, maintenant fermement son large chapeau sur sa tête et luttant contre les éléments, il toqua à la porte de son autre main, en manipulant sans ambages son heurtoir argenté. Après quelques minutes à patienter sous des trombes d’eau, la porte daigna enfin s’entrouvrir dans un long et sinistre grincement. Muni d’un bougeoir à la chandelle à demi consumée, un gros bonhomme à l’épaisse moustache, habillé simplement d’une liquette à la propreté relative et coiffé d’un bonnet de nuit en laine, le jaugea avec circonspection.
 C’est pour quoi ? Dit-il sur un ton un tantinet inhospitalier.
 Le gîte et le couvert pour cette nuit. Quémanda l’étranger. - J’ai de quoi payer, mon brave !
 Montrez d’abord patte blanche. Exigea le gaillard.
Obtempérant sans discuter, l’homme, ainsi mis à l’épreuve, farfouilla les plis de son manteau, tâtonna les pans de sa cape avant d’en retirer une bourse en cuir bien fournie. Aussitôt, il la fit sauter dans le creux de sa main gantée pour que les piécettes contenues se mettent à chanter leur cliquetante sérénade. Le bruit ainsi perçu décida l’aubergiste, qui se rangea bientôt sur le côté pour laisser passer le visiteur.
 Donnez-vous la peine, messire. Dit-il d’une voix bien plus aimable.
L’homme ne se fit pas prier pour accepter l’invitation. D’un pas décidé, il franchit le seuil pour pénétrer un vestibule plongé dans une épaisse pénombre.

  

Biographie de Ludovic Careau

Né en 1970 à Angers (Maine-et-Loire). Ludovic Careau s’inspire de toute une littérature fantastique qui le précède. Un genre quelque peu méprisé en France mais apprécié dans les pays anglo-saxons. Il aime par dessus tout la littérature fantastique du XIXe siècle et du début du XXe siècle avec des...

Lire son interview — Ludovic Careau

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