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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Recueil de 10 nouvelles écrites en prison par le Franco-Suisse isi Dhamma, détenu à la prison centrale de Mandalé (Birmanie). Ces textes, destinés à enseigner le français à des détenus birmans, sont à partager sans modération.
Ces nouvelles sont classées par ordre de difficulté croissante. Les trois élèves les ont assimilés après seulement quatre mois de cours.
Les dessins sont d’isi Dhamma. Les manuscrits ont été saisis par l’un des détenus étudiant le français. Il a œuvré en cachette, car il est interdit de rédiger du texte dans cette prison.
Je n’oublierai jamais cette belle matinée d’automne. J’étais une jeune blonde aux yeux noisette. Comme j’adorais manger, j’étais assez grosse. Je n’étais pas riche du tout. Malgré cela, j’aimais me rendre dans les bons restaurants. Ce matin-là, en passant devant un restaurant réputé de la ville, j’ai senti de délicieuses odeurs. Je ne pouvais pas résister à la tentation !
D’abord, je devais trouver un compagnon, pour ne pas me retrouver toute seule à la table.
Comme je n’avais pas d’amis, je suis allée chercher un clochard pas trop sale. J’ai trouvé un homme au regard triste, mais souriant. Ses vêtements n’étaient pas trop usés.
Mais comme il avait une petite barbe laide, je lui ai demandé de se raser. Quand je lui ai proposé de l’emmener dans un bon resto, il a vite trouvé un rasoir dans une poubelle. J’avais mis un pull noir et ma plus belle jupe. Nous étions prêts pour aller prendre un excellent petit déjeuner. Aussitôt entrés et installés, le garçon est venu vers nous, vêtu d’un beau costume noir, avec un élégant nœud-papillon.
Un ensemble de petites histoires qui parlent des absurdités de la vie, mais surtout de la misère des africains. Quelques morceaux de civilisations brisées, éparpillés entre les feuillets de ces nouvelles.
Dans un petit village de Provence, un certain vendredi...Un car venant de province, s’arrête dans le centre d’une certaine ville, pays des roses, des œillets, avec ses orangers et ses oliviers, dans un doux parfum de lavande.
Bertha classe des dossiers dans un tiroir de son bureau. Soudain le téléphone sonne et vibre. Bertha est une petite femme joufflue et trapue. D’une main leste elle attrape le combiné avec ses petits doigts grassouillets.