Les premiers souverains de Bretagne : Nominoë, Erispoë et Salomon

Roger GAU

📄 16 pages A4 🗓️ Publié le 2 février 2025 🎓 Ambassadeur Edition999
Droits & réutilisation

Protection des œuvres

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...

Lire ou télécharger (PDF)
176 téléchargements
Télécharger sur Kindle
23 téléchargements

Thème : Littérature

La quatrième de couverture

Au IXe siècle, un chef breton, mon ancêtre Nominoë, est nommé par Louis le Pieux en tant que missus imperatoris. Souverain de Bretagne de 845 à 851, il est à l’origine de la naissance d’une Bretagne unifiée et indépendante. Son fils Erispoë qui est aussi mon ancêtre lui succède en 851. Il sera le premier Breton à être officiellement reconnu comme roi. C’est à cette période que la Bretagne prend sa configuration définitive avec la reconnaissance de la suzeraineté bretonne sur les comtés de Rennes, de Nantes et le pays de Retz. En 857, Salomon s’empare du pouvoir en faisant assassiner son cousin Erispoë. Il sera surtout célèbre pour avoir expulsé les Vikings de Bretagne. Il aura lui aussi une fin dramatique. Son gendre Pascweten et Gurvant, le gendre d’Erispoë vont le livrer aux Francs qui s’acharnent sur lui et le font mourir. Je pense que tous ces événements vont vous inciter à lire ce livre.

La première page

Nominoë est né vers l’an 800, il serait le fils d’un tiern (en vieux breton : chef de clan) et pourrait être originaire de Plumaugat près de Dinan, on parle aussi du Poher (région de Carhaix).
En l’an 819, Nominoë est comte d’une partie du Vannetais. En 833, après le coup d’État manqué des fils de Louis dit « le Pieux » ou le « Débonnaire » contre leur père, ce dernier décide pour faire face aux révoltes incessantes des Bretons (sous Morvan, et Wiomarch), de nommer à leur tête un homme de leur peuple et de leur langue qui va administrer le pays pour le compte de l’empire. Son choix se porte sur un prince du nom de Nominoë, auquel il attribue les titres de « missus imperatoris », envoyé de l’empereur, et de « Dux in Brittania » chef de Bretagne. Nominoë prête serment de fidélité à l’empereur. Il se désolidarise de ses turbulents compatriotes, jugeant leur action inefficace, ruineuse pour la Bretagne dévastée par la répression franque. Il s’appuie plutôt sur l’Église, contribue à fonder l’abbaye bénédictine de Redon, qui, près de Vannes, aux confins du pays franc, représente un bastion avancé de la culture et de la puissance bretonne. Ainsi, l’administration de Nominoë en Bretagne est bénéfique : il impose à tous son autorité, assure la paix et favorise la colonisation bretonne de la région située entre la Vilaine et le golfe du Morbihan.

  

Biographie de Roger GAU

J’ai une formation d’ingénieur de l’École Centrale de Paris. Passionné par l’Histoire avec un H majuscule, je suis passé à l’écriture à ma retraite. J’ai publié deux livres papiers, le premier avec un éditeur (750 exemplaires), le deuxième en compte d’auteur (350 exemplaires). Après cela, j’ai...

Lire son interview — Roger GAU

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre Message

2 discussions

  • 2 février 2025, par Maïté Bonaventure

    Merci infiniment cher Roger, pour cette belle incursion dans un passé lointain et passionnant.
    On découvre les origines de la Bretagne.
    Tout est tellement précis que cela force l admiration. Maïté Bonaventure

    • ^ 3 février 2025, par Roger Gau

      Merci Maïté. Je suis entrain d’écrire un nouveau livre avec ce titre : « Les Cathares après la chute de Montségur ». Je devrai le lancer au milieu du mois, mais l’édition prendra au moins 15 jours.

Que lire après : Les premiers souverains de Bretagne : Nominoë, Erispoë et Salomon

La décrue

La décrue

Dans un pays livré à la barbarie d’hommes sans foi ni loi, Tahar fait figure d’exemple à suivre pour la résistance. Chômeur, il crut à un avenir meilleur en écoutant les promesses des obscurantistes qui n’avait d’autre but que la destruction. Enrôlé malgré (…)