Le journal d’Uma
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Le journal intime d’Uma, une adolescente de 16 ans qui traverse les ténèbres avec agilité, grâce à cette lumière qui la suit...
Je la regarde s’éloigner et déjà, des éclats de gravier égratignent la peau de mon cou, de mes bras et de toute peau qu’ils peuvent érafler. Elles sont derrière ces lancers. C’est encore elles.
Elles sont perchées quelque part, sur un muret quelconque, les poches remplies de gravillons, qu’elles font pleuvoir sur un moi immobile, un moi qui regarde sa mère regagner sa décapotable allemande, inutilement de compétition. Elle gagnera trois secondes pour atteindre 50 km/h parce que c’est important pour elle d’être la plus rapide à respecter la limite de vitesse. C’est une veuve exemplaire qui applique une stricte légalité à toute chose. Elle me laisse donc pourrir une seconde année dans cet endroit de merde parce qu’elle en a le droit.
Ici, c’est l’endroit où il pleut des cailloux sur les filles comme moi, les filles banales, sans histoire, sans avenir, sans amies pour les défendre, sans clan pour terroriser ou être terrorisé. Je suis une fille moyennement, soit une petite mademoiselle moyennement laide ou belle, moyennement grosse ou maigre, moyennement autour de la moyenne dans toutes les matières, du sport au latin, de la couture à la dissection de grenouilles et de poumons de mouton. Même ça je ne le fais pas bien mieux que qui que ce soit, mais toujours moins bien qu’elles.
C’est pas grave parce que j’ai aucune ambition, ni amoureuse, ni professionnelle, ni amicale, et je dois en oublier d’autres. Mais oui j’ai une ambition ! J’allais l’oublier. Elle est spirituelle, mais j’y reviendrai un jour, sans doute. Je dois d’abord m’occuper des gloussements de mes « amies ».
Dans l’imaginaire des petites filles, les princes charmants ne sont bizarrement jamais percepteurs ou plombiers-chauffagistes ! On peut se demander pourquoi leurs préférences vont plutôt vers des stars de la politique ou du rock n’ roll !
La maison de Lévis Mirepoix est une famille subsistante de la noblesse française. La première personne célèbre de cette famille est Philippe de Lévis, seigneur de Lévis-Saint-Nom. Il exerce au nom du roi d’importantes fonctions judiciaires et civiles.
Méléna n’est plus là pour vous dire son récit. Depuis longtemps sa voix s’est perdue dans l’oubli. Le vent l’a recherchée dans les bois frémissants, sur les dunes fuyantes et les monts réticents. Nulle part il n’a trouvé l’empreinte de ses pas.