Le Danseur
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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D’abord il danse dans les cœurs puis dans les têtes, c’est son art. Rapidement, ses pas jouent sur le piano des émotions du public ravi, son pouvoir. A l’évidence l’œuvre qu’il interprète nait d’une grande douleur où il cherche une issue à la prison dans laquelle il ne peut plus la contenir, son style. Plus la souffrance grandit plus la geôle où il évolue se montre étroite, jusqu’au final où il bouscule toutes les convictions, son jugement.
Ellé possède le don, celui de convaincre son public que son talent peut influencer la réalité, renverser les certitudes et finalement les faire vivre ou mourir.
Ce soir les anges et les démons se sont donnés rendez-vous sur l’autel d’un temple du pouvoir. Certains d’entre eux pensent que l’univers est le théâtre d’un jeu où ils sont les seuls maîtres. Ils ne sont tout simplement pas prêts à rencontrer le Danseur.
Lambert hésite un instant puis prend une grande inspiration. Pour un peu, Herbert son adjoint, s’attend à ce qu’il plonge la tête dans la bassine d’huile de vidange réservée aux interrogatoires. Un accessoire destiné à déstabiliser les délinquants qui s’interrogent muettement sur la présence d’un tel ustensile de garage qui n’a rien à faire dans un commissariat. Une arme psychologique. Le commissaire repose la feuille tout juste sortie du fax en haussant des épaules. Il se doit d’aller au fait, se garder de toute interprétation coller à l’information.
– La scientifique est formelle et corrobore les premières constatations des légistes, aucune cause de la mort pour l’instant.
L’inspecteur Herbert passe sa main derrière sa nuque exprimant par ce geste plus qu’un simple coup de fatigue.
– Le procureur va nous retirer le dossier, une trop grosse affaire. Il dit ça pour se rassurer, son supérieur d’ailleurs, n’en tient pas compte. Il secoue la feuille devant lui puis la pose sur le bureau afin que son collègue puisse lire les recommandations du magistrat. Ce n’est pas sa première scène de crime mais il se sent secoué, huit cadavres descendus de leurs siège sur lesquels ils étaient confortablement assis quelques secondes avant lui posent trop de questions à la fois. La vidéo les montre glisser à terre comme des pantins soudain privés des fils qui les maintenaient assis. Une telle simultanéité l’interpelle. A leur retour dans les locaux, il a consulté les moteurs de recherche pour trouver la trace d’un tel phénomène, parce qu’il pense à cette explication plutôt qu’à celle d’un attentat. La thèse de l’assassinat politique lui conviendrait également parce que le procureur lui retirerait l’enquête sur le champ pour la confier à l’antiterroriste, bon débarras. Rien, l’ordinateur refuse de faire un rapprochement avec un quelconque autre homicide, un bide complet.
Ça allait faire quatre années que j’habitais ici et je n’avais jamais osé mettre les pieds dans la maison de l’autre côté de la rue, la maison juste en face de la mienne. Pourtant, vous l’auriez vu cette baraque, elle avait tout du foyer idéal. Un jardin (…)
Voici mon premier livre d’horreur... J’ai décidé de le présenter sous la forme de petits épisodes. C’est l’histoire d’une jeune sénégalaise de 19 ans, Ndeye Coumba Faye.
Puisque un Sage aurait dit « Reposes toi sous un tilleul son haleine fortifie ta paix intérieure !