Bel-ami
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de
cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant.
Comme il portait beau par nature et par pose d’ancien sousofficier,
il cambra sa taille, frisa sa moustache d’un geste militaire
et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et
circulaire, un de ces regards de joli garçon, qui s’étendent comme
des coups d’épervier.
Les femmes avaient levé la tête vers lui, trois petites
ouvrières, une maîtresse de musique entre deux âges, mal
peignée, négligée, coiffée d’un chapeau toujours poussiéreux et
vêtue toujours d’une robe de travers, et deux bourgeoises avec
leurs maris, habituées de cette gargote à prix fixe.
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Je descendais le dernier coteau du Canigou, et, bien que le soleil fût déjà couché, je distinguais dans la plaine les maisons de la petite ville d’Ille, vers laquelle je me dirigeais.
Comme six heures sonnaient au coucou de la salle à manger, Chanteau perdit tout espoir. Il se leva péniblement du fauteuil où il chauffait ses lourdes jambes de goutteux, devant un feu de coke.
Les soldats qu’il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d’Eryx, et comme le maître était absent et qu’ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté. Les (…)