Le Sergent Bucaille
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Le conscrit Bucaille, jeune paysan, rejoint l’armée de Napoléon en 1812 et sous les ordres du sergent Rebattel fait route vers la Russie. Il fait le récit de la campagne, de l’arrivée à Moscou incendiée par les Russes, à la débâcle après la bataille de la Bérézina, et au retour à Paris. Devenu caporal, Bucaille entre dans la Garde, corps d’élite de l’Empereur... Avec ce roman, Arnould Galopin nous plonge dans l’histoire de la fin du premier empire.
C’était au début de l’année 1812… J’avais, comme beaucoup d’autres, par peur des gendarmes qui parcouraient la campagne, obéi à la conscription, périlleux devoir auquel échappaient généralement les fils de la bourgeoisie, soit par des rachats, soit par mille ruses et mille complicités.
Je dois avouer que je n’avais aucun goût pour le métier militaire. J’avais toujours mené une existence paisible entre mon père et ma mère, deux braves paysans que je faisais vivre de mon travail, et mon départ les eût laissés dans le plus complet dénuement si l’un de mes oncles qui était herbager aux environs de Beaumont n’avait promis de leur venir en aide.
Cet oncle, que nous appelions familièrement « Cadet », était un fervent admirateur de Napoléon ; aussi me félicita-t-il avec chaleur, quand il apprit que je partais pour l’armée. Il prit pour une vraie vocation ce qui n’était de ma part que simple crainte d’être arrêté un beau matin, et conduit comme réfractaire à la prison de Cherbourg, ainsi que cela était arrivé à deux de nos voisins que la gloire des armes ne tentait guère. Il me donna quelque argent et promit de subvenir aux besoins de mes parents, ce qu’il fit d’ailleurs jusqu’au jour où je pus enfin revenir au pays, après le désastre de Waterloo.
Rue Neuve-Saint-Augustin, un embarras de voitures arrêta le fiacre chargé de trois malles, qui amenait Octave de la gare de Lyon. Le jeune homme baissa la glace d’une portière, malgré le froid déjà vif de cette sombre après-midi de novembre.
Il y a aujourd’hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s’éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l’Université et de la Ville.Ce n’est cependant pas un (…)
Le premier lundi du mois d’avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose,