La Flèche noire
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Ce texte est celui publié par « Ebooks Libres et Gratuits » le 28/12/2011. La couverture est un photomontage personnel sur un cliché personnel du château de Castelnaud en Dordogne.
Jean-Paul Michut.
La Flèche noire - Robert-Louis Stevenson-1883 - Traduit de l’anglais par E. La Chesnais.
Aventures – La Guerre des Deux Roses déchire l’Angleterre du 22 mai 1455 au 22 août 1485. Elle oppose les familles York et Lancastre dans une lutte impitoyable pour la succession au trône. Le jeune Richard Shelton, noble, orphelin et dépossédé de son héritage, entre pour sa sécurité et par vengeance dans une bande de hors-la-loi, la compagnie de La Flèche Noire. Il se mettra ensuite et temporairement au service du futur Richard III, dernier roi Plantagenet.
Notre héros, Dick Shelton, courageux, loyal et un peu naïf tombe amoureux de la très jolie Joanna. L’histoire de cape et d’épée s’enrichit d’une intrigue sentimentale. Tous les éléments d’un roman passionnant sont réunis. L’humour discret de Stevenson n’est pas le moindre agrément de ce livre magnifique.
Certaine après-midi, vers la fin du printemps, on entendit la cloche de Moat-House, à Tunstall, sonner à une heure inaccoutumée. Au loin et auprès, dans la forêt et dans les champs, le long de la rivière, les gens, quittant leurs travaux, se hâtèrent vers le son, et, dans le hameau de Tunstall, un groupe de pauvres paysans était étonné de l’appel.
Le hameau de Tunstall à cette époque, sous le règne de Henri VI, avait à peu près la même apparence qu’aujourd’hui. Une vingtaine de maisons environ, lourdement charpentées de chêne, étaient disséminées dans une longue vallée verdoyante, étagées au-dessus de la rivière. Au pied, la route traversait un pont, et montant de l’autre côté, disparaissait à la limite de la forêt dans la direction de Moat-House, et, plus loin, de l’abbaye de Holywood. À mi-chemin dans le village se trouvait l’église, entourée d’ifs. De chaque côté, les talus étaient couronnés, et la vue bornée par les ormes verts et les chênes sombres de la forêt.
Midi sonne aux cloches des fabriques ; les grandes cours silencieuses s’emplissent de bruit et de mouvement. La mère Achille quitte son ouvrage, la fenêtre où elle était assise, et se dispose à mettre son couvert. L’homme va monter pour déjeuner.
La rue du Tourniquet-Saint-Jean, naguère une des rues les plus tortueuses et les plus obscures du vieux quartier qui entoure l’Hôtel-de-Ville, serpentait le long des petits jardins de la Préfecture de Paris et venait aboutir dans la rue du Martroi, (…)
Un vieillard, qui toujours plaint le présent et vante le passé, me disait : ” Mon ami, la France n’est pas aussi riche qu’elle l’a été sous Henri IV. Pourquoi ? C’est que les terres ne sont pas si bien cultivées ; c’est que les hommes manquent à la terre, (…)