L’Europe et Emmanuel Macron ont été les deux vrais vainqueurs de l’élection européenne. L’Europe pour la participation au scrutin, pour la première fois en hausse depuis 1979. Emmanuel Macron en faisant oublier le clivage droite-gauche. Ses adversaires politiques ne sont pas en mesure de l’inquiéter, ce qui a permis au gouvernement, par une Déclaration politique générale de détailler le chapitre territorial de l’acte II du quinquennat.
Mais voilà !
Le mouvement des "Gilets jaunes", même s’il a décru en participation, n’a pas cessé, et la réforme des retraites a jeté plusieurs corporations dans la contestation.
Une épidémie d’une maladie infectieuse, partie de Wuhan en Chine centrale en décembre, s’est propagée dans le monde entier, déclarée pandémie le 11 mars. Le pays a été mis sous cloche pour éviter la propagation du virus, les élections municipales n’ont pas pu se dérouler selon le calendrier prévu.
Un nouveau gouvernement a été nommé pour mener à bien les réformes nécessaires.
Dans le Tome 2 « 2019 : Quel avenir pour Jupiter, après le Grand débat ? », 63% des Français ne l’avaient pas trouvé convaincant lorsqu’il avait exposé ses réponses lors de sa conférence le 25 avril au palais de l’Elysée, et il était prévisible qu’elles ne satisferaient pas une partie des "Gilets jaunes" (les mêmes qui n’avaient pas participé à la consultation et qui ne cherchent pas à s’affirmer par les urnes).
A l’approche d’élections européennes à valeur de test, les mesures décidées pour répondre à la crise des "Gilets jaunes" (coût estimé à 17 milliards d’euros) que le Gouvernement est chargé de mettre en oeuvre pouvaient- elles permettre d’éteindre la contestation populaire et de relancer le quinquennat ?