Ma prison intérieure
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Arrêté en Birmanie suite à un malentendu aux conséquences démesurées, isi Dhamma se retrouve plongé dans une prison surpeuplée, un monde de promiscuité, d’absurdités administratives et de violence latente. Là où d’autres sombreraient, isi choisit un chemin inattendu : celui de la méditation, de l’humour et de la bienveillance.
Dans ce récit à la fois poignant et lumineux, il relate la transformation profonde qu’il a vécu et ses rencontres marquantes : avec Yonyon, une fillette birmane de 12 ans, avec qui il connaîtra la célébrité sur TikTok, et avec des codétenus hauts en couleur. À travers anecdotes savoureuses, observations spirituelles et réflexions empreintes d’une lucidité désarmante, isi nous entraîne dans un voyage intérieur bouleversant qui redéfinit la véritable signification de la liberté.
Réveil en sursaut. On me secoue l’épaule. Aveuglé par la lumière crue, il me faut quelques secondes pour re-prendre mes esprits. Autour de moi, une demi-douzaine de militaires. Un coup d’œil sur la montre de l’un d’eux ; il est près de 21 h 30. Ils m’ordonnent de vite rassem-bler mes affaires. D’une main, j’attrape le très peu de choses que j’ai. D’un geste prompt, je récupère discrè-tement mon petit couteau suisse caché sous une couver-ture. On me saisit par le bras pour m’escorter hors de ma chambre. Je suis conduit dans un cachot sale et dé-labré. Dans le couloir décrépit qui y mène traînent de vieux instruments rouillés servant à attacher poignets et chevilles. Dans le cachot, il n’y a qu’une couche avec un oreiller, une couverture et des moustiques agressifs. Pas de fenêtre, seulement deux lucarnes grillagées, une au sol, l’autre au plafond. On ferme la porte à l’aide d’un imposant cadenas. Avec sa petite ouverture à barreaux, la lourde porte me toise.
Dans cette oubliette, la chaleur est épouvantable. Je suf-foque. Chaque minute se fait plus pesante que la précé-dente. Dans ces conditions, je crains ne pas pouvoir survivre longtemps. La nuit, la température est à peine plus clémente. Un néon blanc demeure allumé conti-nuellement. Impossible pour moi de dormir avec la lu-mière, mais heureusement, dans mon peu d’affaires se trouve mon caleçon, que je peux attacher autour des yeux.
Le lendemain matin, je tente de méditer, mais c’est diffi-cile avec un esprit privé de toute quiétude. Pour le me-nu, une petite assiette de riz le matin vers huit heures et une petite assiette de riz avec une seule cuillère de pois ou de légumes vers onze heures. Je ne mange pas à ma faim. Ma promenade quotidienne se résume à une sor-tie éclair pour une douche et un tour aux toilettes. Le lendemain, pas le droit de sortir. Pour uriner, on me donne une bouteille en plastique.
Un recueil de poésies et d’autres petits récits narratifs. D’un genre surréaliste ; voir farfelus. Inspirés de mon être et de son mal d’être ; de mes racines et de mes années de parcours en psychiatrie.
Comme la restitution d’une vie de travail et déjà travail personnel, d ’une recherche sociologique et d’une approche spirituelle comme quête du sens, du sens d’une vie déjantée, atypique hors les normes et la convention ...
Mon ouvrage est une autobiographie qui raconte les joies et les drames qui ont traversé ma vie. Entrecoupé de citations, plus ou moins connues, vous voyagerez en découvrant mon histoire entre sourires et larmes. Vous pourrez parfois vous identifier dans ce (…)