Nous sommes rue du télégraphe à Brest en juin 1940. Nous voyons entrer les envahisseurs poussiéreux, mes parents pleurent, mon parrain et mon oncle aussi. Vite nous rentrons chez nous rue Jules Guesde, où souvent la nuit nous descendrons dans la cave : les bombes tombent tout près et les murs tremblent. Fin 1941, nous sommes réfugiés dans un joli village de l’Hôpital Camfrout, pays de ma grand-mère maternelle. Fin 1942, commence ma jeunesse dans un village des côtes du nord. Je rencontre une adorable gamine de mon age, un jour lors d’une balade dans un chemin, elle me tend la main. Alors de chemin en chemin commence notre aventure.