Après un accident de voiture et un assez long coma, Nicola revient à lui sans aucune séquelle apparente. Une nouvelle forme d’existence commence alors. La vie va-t-elle se montrer plus clémente maintenant ?
Dans ce roman aux accents fantastiques, Joseph CRIVAC explore les tréfonds de l’âme humaine, via des personnages aux caractères très singuliers.
Il utilise un style à la fois poétique, surréaliste, parfois amusant, pour livrer au lecteur une œuvre énigmatique où chacun trouvera son interprétation.
AVERTISSEMENT : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs
La première page
Le télescope pointe son objectif quelque peu poussiéreux vers l’immeuble d’en face alors qu’une bruine légère tombe du ciel orange. Cette fois, les saisons semblent se dérouler à la normale. Pendant trois ans d’affilée, s’était imposé un octobre étouffant, comme si d’après sa dénomination antique signifiant huitième mois dans le calendrier de Romulus, la tridécade avait manifesté l’étonnante envie d’échange au standard avec un août bien trop frais. L’été indien transpire le romantisme dans une chanson bien connue, cependant il faut tuer cette vermine – à moins que nous vermine tuions ce qui ne l’est en réalité – et que ces feuilles si pénibles à balayer et à souffler s’effritent et pourrissent ; bref, le renouvellement doit sembler si naturel et imparti. Acquis.
La résidence cubique accuse facilement sa trentaine d’hivers, sise en lisière du parc de la grande butte. Ses allées offrent une variété généreuse, en largeur, en pente, en sinuosités, en agréments arboricoles et floraux. Les familles aiment y promener leurs rejetons en bas-âge ou leurs chiens, durant les après-midi de fin de semaine.
Un accès de toux dérègle la prise de vue sur un vieil homme, au quatrième ; ce dernier consulte sa presse favorite confortablement dans ses chaudes pantoufles en acrylique, les progressifs sur le tarin, écoutant peut-être un vinyle. Le bonhomme est très calme, une vie assez routinière, veuf depuis quelques années, apprécié par la plupart de ses voisins pour son sourire spontané et égal, sa douceur et sa diplomatie sans ombre.
Le mur a noirci. Au second, le type au crâne rasé sautille sur place, devant son grand miroir ébréché, au rythme d’un bruit musical pseudo-militaire. Il est un peu cinglé, mais pas réellement dangereux. Un soir, une ambulance est venu le chercher parce qu’il s’était injecté on ne se sait quoi dans les veines. Certains disaient que c’était de l’héro, ou une nouvelle drogue de synthèse, mais il semble avoir compris la leçon et n’a plus jamais recommencé après une cure assez longue.
Bras dessus, bras dessous, ils ont l’air heureux en bas. Bien fringués, marques de luxes, coupes à la mode. Ils se dirigent vers leurs flamboyantes voitures aux lignes parfaitement aérodynamiques et aux circuits supra-lunatiques ; l’âge du dioxyde de carbone peine à succéder à celui du crottin ou des nanostructures. Pas d’obligation légale pour l’instant mais cela ne saurait tarder : la planète commence sérieusement à crier rage. Un long cri d’agonie. Ne se donner aucun faux espoir… ce serait bien plus cruel que l’espérance multimillénaire et qui n’est jamais venue.
Sous le hall, des dialogues s’imposent via l’interphone. Questionne une voix féminine tannée par la cigarette.
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