Chroniques du Premier Monde - Livre 2 - Le dieu de Zaranga

Phil Youss

📄 501 pages A4 🗓️ Publié le 16 février 2026 🎓 Ambassadeur Edition999
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Thème : Héroic Fantasy Saga

La quatrième de couverture

Un avertissement le jour même du couronnement de l’impératrice, une terrifiante vision de l’oracle de Khtar ou encore la promesse de châtiment d’un fantôme face aux souverains du Premier Monde ?

Quand des créatures de cauchemar venues d’on ne sait où débarquent sur le Premier Monde, il est peut-être temps d’accorder à ce genre d’événements toute l’attention qu’ils méritent… D’autant plus quand un texte antique digne de foi parle d’une terre maudite peuplée de tels monstres !

Le mystérieux cavalier bleu qui veille sur Gundar depuis son enfance est peut-être son seul espoir. Pour le trouver et obtenir son aide, il va falloir affronter l’inconnu et braver tous ses dangers.

MAIS A QUEL PRIX ?

La première page

Extrait du manuscrit Histoire et légendes des Terres du Levant, de Kléios de Daram, grand voyageur phargite du huitième millénaire.
Grand parmi les grands, roi parmi les rois, Mau‐Teha s’est levé et a gravi le Mont Hankari. Lance à la main, il s’est tourné vers la naissance du Soleil et a contemplé l’horizon. Après une longue méditation, il lui fut révélé que la destinée de Hankarea était de conquérir toutes les îles du Levant. Il redescendit alors vers son peuple pour annoncer la grande nouvelle. Les fiers guerriers acclamèrent leur souverain et se mirent à l’ouvrage le jour même pour construire les pirogues de guerre.
Quand ce fut le moment selon les signes de la Lune et des étoiles, Mau‐Teha et ses valeureux guerriers partirent à l’assaut de leurs voisins. Le sort des ennemis fut scellé en un jour et une nuit. Fort de cette victoire, Mau‐Teha emmena ses hommes vers d’autres îles. Enchaînant les batailles et les conquêtes, il se rendit rapidement maître de presque toutes les îles du Levant.
Mais Mau‐Teha connut le goût de la défaite lorsque son ambition le mena sur les plages de Haurea, la première des trois îles où naît le Soleil. Sage parmi les sages, le roi Hamoa connaissait la légende de Mau‐Teha le Conquérant et il avait préparé son peuple et ses guerriers à son arrivée. Le combat fut rude et sanglant, et la défaite cuisante. Mau‐Teha dut se replier. Il consulta de nouveau la Lune et les étoiles.
Elles lui commandèrent de réunir une plus grande flotte avec encore plus de guerriers de toutes les îles du Levant sous sa domination. Cela lui prit de nombreuses lunes, mais Mau‐Teha était patient et tenace.
Quand cette puissante armée fut prête, il partit de nouveau à l’assaut des îles du roi Hamoa. Par une nuit sombre, toute sa flotte se lança hardiment sur l’océan. Mais l’Esprit de la Mer ne voulait pas de cette bataille. Une tempête se leva en réponse aux prières du roi Hamoa. Bon nombre de pirogues de guerre furent englouties par les flots en furie, emportant avec elles leurs courageux guerriers. Mau‐Teha fut épargné. Les vents poussèrent son embarcation loin vers le berceau du Soleil. Lorsque le jour parut et que
la tempête eut cessé, plus aucune terre n’apparaissait à l’horizon. Il dériva ainsi avec ses plus fidèles combattants pendant plusieurs jours. Ses hommes commençaient à perdre espoir quand une terre se profila à l’horizon.
Plus ils approchaient de ce monde inconnu, plus les eaux devenaient sombres. Mau‐Teha et ses hommes ne s’en inquiétèrent point et continuèrent à pagayer. Ils touchèrent terre sur une plage noire. Tout aussi noirs étaient les monts dénudés qui s’élevaient vers l’intérieur des terres. Tout était stérile et désolé.
Quelques cadavres d’arbres noircis et décharnés se dressaient en divers endroits comme des fantômes menaçants.
Mau‐Teha se dit que seuls des maléfices d’une puissance inconcevable avaient pu ravager ainsi ce monde.
Il lui fallait cependant trouver de la nourriture et de l’eau. Il s’engagea donc avec ses guerriers dans le lit asséché d’une ancienne rivière entre deux énormes montagnes. Une fois la nuit tombée, l’obscurité était si épaisse et si impénétrable que Mau‐Teha et ses guerriers durent se résoudre à faire halte malgré la faim et la soif qui les tenaillaient. Nulle lune, nulle étoile pour éclairer leur chemin. À la maigre lueur de leurs torches, ils trouvèrent un abri sous un surplomb rocheux et s’y installèrent.

Au beau milieu de la nuit, une voix puissante qui paraissait résonner depuis le monde des morts s’adressa à Mau‐Teha dans la langue de ses ancêtres :
— Que viens-tu faire sur cette terre, pauvre mortel ? Ignores-tu donc qu’elle est interdite à toute ton engeance ?
Ses hommes furent saisis de terreur, mais le grand Mau‐Teha ne se laissa pas impressionner et répondit en brandissant sa lance :
— Je sais que c’est toi, Hamoa ! Montre-toi et viens m’affronter, lâche ! Tu ne me fais pas peur !
— Dans ce cas, tu vas mourir, homme ! reprit la voix d’outre-tombe. Tes hommes et toi ne verrez pas le jour se lever sur cette terre qui est nôtre !
— Cesse de te cacher derrière tes sortilèges, Hamoa ! hurla Mau‐Teha, fou de rage.
Un silence de mort fut la seule réponse qu’obtint le grand roi conquérant. Craignant les esprits, ses guerriers formèrent un cercle autour de lui, la torche dans une main, la machette dans l’autre. Ils restèrent ainsi un moment, scrutant l’obscurité profonde qui les entourait et semblait se refermer sur eux pour les engloutir dans le néant.
Soudain, deux yeux verts s’allumèrent dans la nuit, aussi brillants que des pierres sacrées. Puis deux autres. Puis encore quatre. Les hommes resserrèrent les rangs autour de leur souverain et agitèrent leurs torches dans la direction des yeux pour tenter de discerner les créatures qui approchaient. C’est alors que l’une d’elles bondit vers eux.
C’était comme un gros chien haut sur pattes. Sa peau était un épais cuir noir, coriace et luisant, sans le moindre poil. Sur son dos, des scarifications traçaient des symboles runiques. Ses pattes avant se terminaient par des sortes de mains aux longues griffes acérées, et sa queue se divisait en deux et battait l’air en tous sens comme un fouet. Et comme si cela n’était pas encore suffisant pour terrifier les hommes, la bête avait deux têtes, avec chacune un œil unique au milieu du front. Ses deux gueules étaient larges,
puissantes et armées de nombreux crocs recourbés. Des tentacules de chair pendaient de ses babines.
Assurément, une telle créature ne pouvait être l’œuvre d’un dieu. Quelle puissance maléfique pouvait donc bien être à l’origine d’une telle abomination ? Mau‐Teha n’eut pas le temps de songer à cette question. La bête se jeta sauvagement sur l’un de ses guerriers et lui déchiqueta le visage. Le roi lui trancha une tête d’un coup de machette. Un sang noir comme de l’encre jaillit de son cou, mais cela ne l’affaiblit point. Redoublant de férocité, elle se mit debout et donna un terrible coup de patte à Mau‐Teha,
lui entaillant la poitrine dans toute sa largeur avec ses griffes puissantes. Le souverain recula d’un pas sous l’effet du coup. Voyant cela comme un signe de faiblesse, les autres créatures attaquèrent à leur tour.
Mau‐Teha planta sa lance au fond de la gorge du monstre qui s’en était pris à lui, et il ordonna à ses hommes de battre en retraite. Ils coururent aussi vite qu’ils le purent pour rejoindre la plage. Plusieurs guerriers tombèrent en chemin sous les crocs des créatures. Seuls quatre hommes et le roi parvinrent à embarquer dans la pirogue et à s’enfuir. Puisant dans le peu de forces qui leur restaient, ils pagayèrent toute la nuit vers le Soleil mourant pour échapper à cette terre maudite. Au petit matin, épuisés, affamés et désespérés, prêts à s’abandonner à l’Esprit des morts, ils aperçurent les pirogues du roi Hamoa. Ce dernier
était parti à leur recherche, non pour les massacrer, mais pour les secourir, car, dans sa grande sagesse, Hamoa le Pacifique savait l’horreur qui attendait les hommes qui s’aventuraient trop loin vers le berceau du Soleil. Sauvé par l’homme dont il avait voulu conquérir le royaume, le grand Mau‐Teha jura de ne plus mener de guerre ni de conquête.
Lorsque mes voyages autour du Premier Monde m’amenèrent à la cour du grand Mau‐Teha le Conquérant, c’est un homme sage et vertueux que je rencontrai. Il me fit le récit de toute son histoire.
J’eus beaucoup de peine à le croire. Mais la terreur que je lus dans ses yeux et les cicatrices de sa poitrine me prouvèrent qu’il parlait vrai. Je décidai donc d’employer mon calame pour mettre en garde tous les hommes du Premier Monde contre cette terre maudite au-delà de l’horizon du Soleil naissant et contre les abominations qui la hantent. Et à l’heure où j’écris ces lignes, je prie le tout-puissant Sen‐Balkar, et même tous les autres dieux, pour que cette engeance ne vienne jamais sur les terres des hommes. Vous, qui lisez mon récit, priez aussi.

  

Biographie de Phil Youss

Je suis né en 1965 dans les Hauts de France. Passionné par les ordinateurs et la programmation, je suis tout naturellement devenu informaticien. Et après plus de trente ans, j’adore toujours mon métier. Mais je suis aussi un grand rêveur ! Depuis mon plus jeune âge, livres, films, jeux vidéo ou...

Lire son interview — Phil Youss

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