Ce roman rend hommage aux patriotes algériens de tous les temps qui se sont opposés à l’envahisseur de l’Algérie depuis les Romains jusqu’aux Français. Le troisième tome relate le combat de Cheikh Bouamama, la négation culturelle, la mal-vie des Algériens au XXe siècle, la participation, malgré eux , de certains d’entre eux aux deux Grandes Guerres, la naissance du nationalisme algérien et son corollaire : les partis politiques, et le prélude de la guerre de libération à travers les massacres de Guelma, Sétif et Kerrata qui sont un génocide.
Moho rejoignit Ahmedh Oumerri et Idir qui s’étaient réfugiés dans une grotte sur le flanc nord-ouest du mont Lalla Moussad. L’endroit, bien qu’escarpé, ne manquait pas de verdure qui était interrompue, çà et là, par des espaces rocheux. En plus, il y avait une source, pas très loin de la grotte, qui coulait à longueur d’année, car le mont Lalla Moussaâd est l’un des plus enneigés après celui de Lalla Khedidja. L’endroit est des plus sûrs de la région, car ce sont eux qui l’ont découvert et aménagé. Seule, la nourriture faisait défaut. Pour pallier ce manque, ils faisaient des virées sur les routes du piémont.
Évoluant à visage découvert, car leurs barbes, leurs moustaches bien fournies et les longs cheveux les rendaient méconnaissables