Le fou de thilili
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Ce roman raconte la quête d’un homme hanté par la liberté, Thilili. Les événements de mai 1945 firent de lui, un proscrit dans le sud de son pays, l’Algérie. De retour au Nord, il est confronté au colonialisme, à l’obscurantisme et à une vendetta qui n’était pas la sienne, mais elle le poussa à tuer le caïd et le garde champêtre. En s’évadant du pénitencier d’Alger, il participe au combat libérateur, d’abord à la Casbah puis au maquis. Lors de la dernière bataille, Thilili réapparait à ses côtés. Hélas, le soleil de son pays fut à nouveau terni par deux sombres nuages venus des frontières.
À ceux qui depuis la nuit des temps ont payé de leur vie pour que le soleil rayonne sur leur pays, l’Algérie.
Aux hommes libres de ce pays qui ont toujours refusé de se plier devant l’envahisseur et l’imposteur.
À ceux qui ont respecté le serment prêté et qui malgré les aléas de la vie, ont su préserver leur dignité.
1
Du haut du minaret, la voix du mouadhen se fit entendre, secoua le silence de la nuit, s’éleva dans le ciel, s’amplifia au-dessus de la ville encore endormie, puis se tut.
Le silence reprit son trône un bref instant avant d’être de nouveau interrompu. L’alternance des vers sacrés et du silence dura pendant quelques minutes puis cessa, laissant place à un calme apaisant.
Son devoir terminé, le mouadhen, tout en regardant l’oasis d’un œil indolent presque absent, se laissa gagner par la rêverie. Son visage laissait deviner toute la lassitude qui s’était emparée de son être.
Lorsque j’ai commencé à écrire ce roman je me suis interrogé sur ce qui reste de notre existence, de notre vie. Ce que l’on appelle notre mémoire, nos souvenirs. En fait il n’en reste que des bribes, des morceaux disparates éparpillés dans notre cerveau, (…)
— Bonjour Yves, qu’as-tu comme curiosité aujourd’hui ? Bonjour Prêtresse ! Je pense à ce que tu m’as dit, de la majestueuse volonté de mon esprit pour sa polyvalence, tu en parles comme si c’était quelqu’un, cela me fait drôle !
Bonjour Yves, tu me parais bien décidé, c’est bon signe !. Bonjour Prêtresse, je suis surtout content d’hier, j’ai beaucoup pensé à ces "entités" que tu m’as expliquées, je réalise mieux l’existence de ce que je suis : tu dois aujourd’hui me préciser les (…)