Le dernier voyage
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
A l’heure du journal télévisé de fin de soirée, dans une grande gare souterraine de l’Ile de France, la population stressée et harassée du soir s’empressait de regagner ses pénates. Quelques traînards désoeuvrés et patibulaires rôdaient, dans le hall dérangé par des courants d’air glacés, en quête d’un interlocuteur compréhensif ou d’un pigeon à plumer.
La banlieue parisienne s’endormait pour rêver à des contrées sauvages, loin de ces ensembles démesurés et du bruit qui l’étouffait quotidiennement.
Les voyageurs, fourbus de leur journée de bureaucrate cloîtré, venaient de retrouver les tours de béton, dans des appartements aux cloisons de carton. Chacun vivait continuellement cette promiscuité s’étalant du train au métro jusqu’au bureau, continuant par les magasins et plus encore, et le soir pour finir séparer des autres par ces mêmes cloisons à travers lesquelles un seul sifflement de cocotte pouvait rendre fou le voisin. Assis derrière sa vitre blindée, couverte de crachats, Philippe, l’agent SNCF du soir, s’activait à terminer sa vente de billets banlieue. Son client, un homme courageux de prendre le RER si tard, semblait éreinté par la fatigue. Son nœud de cravate desserré et son teint jaunâtre lui donnaient l’apparence du parfait petit cadre stressé et proche du siège éjectable.
Il paya avec sa Carte Bleue, passa les portillons automatiques et descendit sur les quais via l’escalier.Mais revenons plutôt à Philippe, il avait son apéritif à boire et détestait le pastis chaud.
en cours de rédaction
Voici l’Homme ! L’Homme, avec la majuscule qui sied à sa grandeur, à son égocentrisme, mais aussi à son intolérable arrogance. L’Humanité a plus d’une fois frôlé le désastre et si nous sommes toujours là, ici et maintenant, la raison tient en un mot : (…)
Je restais allongé sur le lit, contemplant le plafond, d’un air macabre. J’avais l’impression que deux petits yeux me fixaient distinctement et sans relâche, qu’ils me persécutaient. J’avais l’impression que mon crâne se creusait, que quelque chose me (…)
En y resongeant, je crois que même un homme seul errant dans le désert a au moins la chance de pouvoir sentir la vie respirer autour de lui, que ce soit le souffle du vent brûlant, la morsure des rayons du soleil sur sa peau ou le sable dans lequel (…)
25 avril 2009, par carlus
j ai beaucoup aimé la fin, moins certains clichés comme les habits de la mort et le coup des yeux, mais ça donne envie d’écrire sa propre version du sujet, merci,
Carlus
Répondre à ce message