La voisine d’à côté
Fasciné par l’obscénité des propos de ses nouveaux voisins de palier, Arthur Boilieu prend conscience de sa vie étriquée, de son mariage morne. Il fait connaissance de sa voisine...
Un hommage à l’Asie et aux femmes. Le destin tourmenté d’un Européen, à la croisée des cultures. Après le départ des Américains du Vietnam, en avril 1975, un enseignant français expatrié se porte garant d’un boat people pour rejoindre Bangkok. Vingt-cinq ans plus tard, il revient en Asie du Sud-Est et retrouve Anh, une ancienne congaï devenue peintre qu’il retrouve à Hanoi. Deux époques ses font face sans sa mémoire. Le Mékong par son influence magnétique privilégie leur fuite, comme s’ils profitaient de la protection magique du grand fleuve asiatique.
Bangkok n’était pas encore cette mégalopole riche des mirages hallucinants du raffinement technologique, une ville de plaisir où le sexe est planifié jusque dans ses moindres recoins… Chaque jour, ses hordes de touristes défilent au milieu d’embouteillages monstres, dans le silence des temples, trouvant matière à recueillement, même si ce n’est pas toujours le cas… Le tourisme dans son ensemble, se conçoit riche d’adeptes en tous genres, avides de couleur locale savamment banalisée. Je me demande même s’il importe peu que sa destination soit Kuala-Lumpur, Hong-Kong, ou Bali ? Son attrait se confond avec le besoin d’évasion, et donne à croire que les gens qui vivent en un endroit précis, attendent le touriste, avec ferveur. Mais il n’est pas facile de jouer les seigneurs. L’exotisme joue le rôle d’un miroir aux alouettes, si certains achètent leurs vacances à crédit. Pour ce qui est de Bangkok, chacun vient avec ses options, dans cette Babylone du plaisir moderne qu’est devenue la capitale du pays des hommes libres. Si le cliché demeure attractif par son dépaysement exotique, il est aussi celui d’une mégalopole prise dans les rets de sa pollution, sale, corrompue, surpeuplée. Je me demande à quoi « Krung Thep », la Cité des Anges, ressemble aujourd’hui. Est-elle bien celle que j’ai connue ? Qu’a-t-elle de commun désormais avec les rites ancestraux d’une cité où j’ai vécu, puisque j’ai changé humainement, puisque l’image que je garde en surimpression dans mon esprit, se colle comme une décalcomanie appliquée sur le spectacle et le décor qu’elle offre aujourd’hui. On n’a guère le choix de vivre autrement qu’avec son temps, mais qu’est devenue la cité royale des Anges ? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ou faire, à des millions de gens, autochtones ou pas, qui passent ou vivent ici, en se fichant pas mal de la critique que peut porter le quidam que je suis, aussi futile, soit-elle, sur sa différence ? On ne juge pas… Simplement, mes yeux voient, puisqu’il s’agit d’une constatation… Au-delà des apparences, sans doute, dans son creuset le plus intime, demeure une ville qui n’est plus, ou qui ne peux plus montrer son nez. On ne peut aller contre l’évolution d’une civilisation, sinon en s’efforçant de l’actualiser… Il faut toujours passer la main au progrès, même si certains motifs demeurent inchangés… De Bangkok, où je ne suis pas revenu depuis, des tours de verres et d’acier, paraît-il, voisinent avec celles inachevées qui pourrissent au soleil, en vieillissant aussi.
Un mariage dans la haute société : la belle Marie-Sophie épouse un richissime baron. Au cours d’une luxueuse réception, jeunes gens et jeune filles apprennent à se connaître. Pour garantir la réussite des unions futures, deux des demoiselles d’honneur se (…)
Un homme, c’est bien. Plusieurs, c’est mieux. Béryl aime le changement, surtout s’il paye. Une vie de courtisane, pleine d’attraits et de dangers !
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