Un illustre académicien des années 1920 et 1940 ? Un écrivain français aux allures paternalistes et paysagistes du verbe romanesque. Un académicien aux valeurs chrétiennes et sociales qui a visité l’Algérie en 1930 et 1934. Il est question de l’auteur de La Maison (1913) et de l’intellectuel de l’Algérie française.
Lorsque Le Figaro du 29/3/1929 annonçait que l’auteur de La peur de vivre (1902) et académicien, Henry Bordeaux (1870-1963) allait faire un « voyage d’études en vue d’une nouvelle œuvre » en Algérie, c’est toute la presse coloniale locale qui s’agita afin que son déplacement en 1929, puisse couvrir les villes de Bône (actuelle Annaba), Sétif, Alger et Bougie. Mais au-delà de la crise financière mondiale qui s’annonce, l’auteur de La Maison (1913) écrira au maire de Sétif « qu’il ne pourrait venir faire une conférence dans cette ville en raison d’une grave maladie touchant sa femme » (La Dépêche Algérienne, 21/2/1929). Le 26/1/1929, Henry Bordeaux confirmera télégraphiquement son déplacement en Algérie et qu’il fera sa conférence à la salle d’Alhambra le 22/2/1930 à 17 heures.
C’est dans le cadre de la commémoration du Centenaire de la colonisation de l’Algérie que l’avocat et plus tard sénateur, entamera une première tournée dans la colonie entre février et mars 1930. Un peu plus tout comme au Maroc et en Tunisie, l’auteur des Roquevillard (1906) est totalement ignoré en Algérie, même s’il fut un des signataires en octobre 1960, d’un Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l’abandon, une sorte de contre-manifeste des 121.