Un reportage paru entre le 6 et 12 mai 1951 et co-signé entre Kateb Yacine et Mohammed Dib avec la participation du red-chef d’Alger-républicain. Un texte rare où il est question d’un fléau encore aussi vivace aujourd’hui tant en Algérie qu’en France et à un moment où les intérêts des deux nations sont entre les mains de ces "éternels" exploitateurs. D’un côté comme de l’autre des deux rives de la Méditerranée.
La première page
De Puigserver (Combattant 14-18) à Chérif (Seize personnes à charge) des milliers de dockers occasionnels attendent l’aubaine de quelques journées de travail :
Lever de soleil sur les quais. Première ruée des hommes au centre d’embauche.
Peu d’Algérois savent quelle cour des miracles s’agite au port d’Alger, à l’aube.
La ruée au travail
Tout ce que la capitale compte de miséreux, de jeunes sans métiers, de commerçants ruinés, de paysans expropriés, d’enfants chassés de leur famille par quelque drame familial, de nomades chassés par la faim, d’anciens militaires sur le tas, de mendiants valides, de saisonniers licenciés, tout ce monde invraisemblablement mêlé quitte les grottes, les baraquements de la Cité Mahieddine, les voûtes de la rue de Lyre, les impasses, les caves, les garages à la recherche de travail.
On les distingue à perte de vue, assis sur les pavés ou le long des murs, accroupis ou étendus à même le sol, en attendant le premier triage.
Toutes les routes en amènent à chaque minute d’autres.
La Grande Épreuve est d’ailleurs pour plus tard, à 9h 30, et les dockers occasionnels savent que, passé cette heure, il n’y aura plus d’espoir pour toute la journée.
Ils devront s’en retourner au logis les mains vides, errer de rue en rue ou appliquer jusqu’au crépuscule le cruel dicton « qui dort dîne ».
A ce propos, je me souviens d’une récente conversation avec un professeur algérien parfaitement honorable :
« Les Algériens sont paresseux, me disait-il. On les imagine difficilement dans une usine, alors qu’ils sont si sobres, et capables de se contenter d’un café pour pouvoir dormir et rêver comme ils l’entendent... au fond ils ne cherchent pas à travailler et je les aime mieux ainsi pour ma part. ils représentent à merveille notre indolence et notre soleil si algérien... »
Mohamed-Karim Assouane est enseignant de littérature française moderne et contemporaine et membre de l’Equipe de recherche sur les manuscrits de Mohamed Dib du CNEPRU (Alger). Il est auteur de plus de : • Recueil de poèmes : Poème pour une passion, Silex éditions, Paris, 1985.• Paul Robert :...
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