Par une douce soirée d’été, comme à l’accoutumée, Pierre aimait se promener en solitaire dans les allées du cimetière de la ville. C’est le seul endroit où il pouvait trouver la paix ; où il avait le privilège de savourer le silence sans que quiconque ne vienne le déranger dans sa quiétude. Et il est vrai que les occupants de ce lieu n’étaient pas vraiment perturbants. Après avoir franchi le lourd portail de l’entrée, il parcourut l’allée centrale qui menait vers un grand rond de pavés délimitant le centre du cimetière. À partir de là, de nombreuses allées rectilignes s’entrecroisaient, bordées de platanes majestueux dont les feuilles frémissaient sous une brise légère.
18 janvier 2011, par Daniel Fattore
Un texte habile, que j’ai relu avec plaisir !
Bravo, en particulier, pour le premier paragraphe : il campe le décor avec beaucoup d’efficacité, et va à l’essentiel. De quoi accrocher le lecteur !
Le nom de Texter Exon me fait par ailleurs penser à un personnage de "Cosmétique de l’ennemi" d’Amélie Nothomb... Réminiscence ?
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