TRAVERSÉE EN ENFER
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Originaires d’une civilisation trop individualiste à leur goût, ou fuyant un passé menaçant, ils entreprennent ce voyage à la recherche d’une société autrement plus solidaire…
Mais ils ignorent tout des dangers qui les attendent !
Au petit matin, dans une semi-pénombre résiduelle, la pièce était noyée dans les relents d’une nuit agitée. L’odeur de tabac froid, mélangée à celles d’alcools frelatés, dissimulait tant bien que mal la sueur âcre de fréquentations peu recommandables. Ainsi, une multitude de parfums variés se mêlait dans la plus totale confusion. Cet univers de débauche s’estompait lentement après une soirée passée dans des abus privés de limites. Aucune voix spécifique ne se détachait vraiment. Seul un léger brouha-ha de discussions feutrées habillait le silence. Après les intonations propres aux ivrognes, dorénavant, nul ne tenait à se faire remarquer aussi tard dans la nuit. Chacun patientait, dans l’attente de la ferme-ture. Si tant est que le patron se décide à baisser le rideau. Mais personne ne donnait le départ…
Dans le fond de la pièce, à l’endroit le plus obscur, quatre partenaires battaient les cartes sans pas-sion. Deux autres spectateurs, debout dans leur dos, leur tenaient compagnie. Cette partie était sans enjeu. Aucune mise ne traînait sur le tapis. C’était un de ces entraînements que les professionnels prati-quent dans l’attente du pigeon, juste pour garder la forme. Ils ne se connaissaient que trop bien pour risquer de l’argent. Et aucune victime potentielle ne s’attardait, actuellement, dans le coin. Ils se conten-taient de terminer la soirée.
Sur une table proche, un ivrogne cuvait son vin. Il dormait à poings fermés, affalé dans sa poisse. Un sifflement sortait de sa bouche. Ce petit ronflement restait à peine audible. Et il n’importunait pas ses voisins, raison pour laquelle il était toléré.
Au centre de la pièce, plusieurs personnes, accoudées au bar, discutaient à voix basse en compa-gnie du serveur. Les conversations abordées ne soulevaient aucune polémique. Ainsi, par moment, d’un hochement de tête, l’un ou l’autre approuvait une vérité prononcée d’une voix si basse qu’elle en deve-nait incompréhensible. Et, pour finir cette description, en face d’eux, sur la gauche, une femme au ma-quillage fané patientait dans l’attente d’un hypothétique client. Elle restait assise sur les marches d’un l’escalier donnant accès aux chambres. Elle ne se donnait pas la peine de serrer ses jambes, dévoilant un sexe rasé dans une pose plus pornographique qu’érotique. De toute façon, à cette heure-ci, elle ne risquait plus de monter. Seul, un ancien habitué, visiblement assouvi, lui tenait compagnie, sans pronon-cer un mot. Lui, au pied de l’escalier, et elle, dans les premières marches. Ils se contentaient d’observer les personnages encore présents.
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14 avril 2022, par Fernand Decelles
Très bonne lecture j’ai apprécier.bon déroulement merci