Schizophrénie
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Humilié par sa femme, Serge Dufroc bascule dans une spirale de vengeance. Lorsqu’il aperçoit un homme souffrant de schizophrénie, il y voit une opportunité : utiliser cet inconnu comme pion dans un plan implacable, où chaque geste est calculé pour faire payer celle qui l’a brisé.
À trente-huit ans, Serge Dufroc menait une existence paisible. Il vivait avec son adorable maman, dans une maison où les habitudes avaient fini par devenir un art de vivre. Chaque matin, il parcourait à pied les quelques dizaines de mètres qui le séparaient de la librairie où il travaillait. C’était une toute petite boutique, discrète et chaleureuse, qui appartenait à sa mère. Côté cœur, le calme régnait tout autant. Serge n’avait pas de petite amie. Il y avait bien eu, autrefois, trois ou quatre aventures, des histoires aussi brèves qu’insignifiantes, qui s’étaient éteintes avant même d’avoir eu le temps de devenir de véritables histoires d’amour. Depuis, les livres lui tenaient une compagnie plus fidèle que les promesses.
Serge n’avait que huit ans lorsque, un soir de fin d’après-midi, son père lui demanda d’aller acheter des cigarettes. Ce fut la dernière fois qu’il entendit sa voix. À son retour, son père s’était volatilisé, sans un mot, sans une explication, sans même un adieu. Il ne reparut jamais. Sa mère, elle-même désemparée, ne put jamais répondre aux questions de son fils ni lui dire pourquoi cet homme avait choisi de disparaître à jamais. Serge avait hérité de nombreux traits de caractère de sa mère.
Craintif et profondément timide, il éprouvait une vive difficulté à s’affirmer et à poser des limites. Dire non lui semblait presque impossible, tant il redoutait le conflit, le rejet ou la désapprobation. Face à une figure d’autorité, il avait tendance à s’effacer et à se soumettre, privilégiant l’obéissance au détriment de ses propres besoins et de sa volonté. Cette manière d’être ne relevait pas d’un manque d’intelligence ni de sensibilité, mais d’un mode de fonctionnement profondément ancré.
Au début, le fils d’Albert fut adopté par une gouvernante dans le quartier arabe. Mais cela n’a pas duré, elle venait de décéder elle aussi déchiquetée par les loups, alors que l’enfant était retrouvé indemne jouant auprès d’elle avec des louveteaux.
Quand je serai grande, je veux me marier avec Alan disait elle. Sa mère alors répondait, tu n’as que dix ans, il te faut attendre encore au moins huit ans, mais demande d’abord à Alan si il est d’accord. Elle me regardait, attendait une réponse (…)
Un soir, Paris, battu par une pluie torrentielle va connaître un meurtre qui va révolutionner l’histoire du meurtre...