Des vieilles dames racontent leur enfance au tournant du 19 ème et du 20 ème siècle.Elle sont toutes d’origine sociale et de régions différentes. Elle jettent un regard sincère, naïf et sans regret sur cette époque où les filles allaient peu à l’ école.
La première page
Madame A…, issue de l’alliance d’une famille de la bourgeoisie industrielle et d’une famille aristocratique ruinée, après une longue vie tourmentée consacrée à l’art, est revenue vivre seule dans l’immense et vieille maison décatie de sa jeunesse, remplie d’œuvres picturales de grandes valeurs et qui s’ouvre sur un beau jardin mais n’a toujours pas de chauffage.
« Je pense que c’était assez typique notre enfance ici, dans cette maison, parce que nous vivions avec l’institutrice qui était là pour nous, qui faisait la classe pour quatre filles et au milieu de nos parents, dans une vie bourgeoise, extrêmement confortable, avec des domestiques à la cuisine, étant bien servis, habitués à beaucoup de confort de ce côté-là, alors qu’il n’y avait aucun confort dans la maison.
Mes parents, c’est très curieux, ils avaient un cornet acoustique pour parler aux domestiques de leur chambre à l’autre bout de la maison, où il y avait la cuisine, mais ils n’avaient pas de feu dans leur chambre et quand nous étions petits il fallait avoir au moins 38 ou 39 degrés de fièvre pour qu’on nous allume un poêle à pétrole qui empestait. Il fallait être vraiment à l’article de la mort pour avoir du feu dans sa chambre. Vous voyez, il n’y aucun réel confort. Il n’y avait que ce confort, si vous voulez, que ce confort de main d’œuvre, qualifiée du reste, une main d’œuvre très, très efficace, très bonne cuisinière, très bonne femme de chambre, très bon chauffeur et des quantités de… de personnes à la journée, de repasseuses, parce qu’on faisait des, des lessives, deux ou trois fois par an seulement.
Né en 1935, d’un officier d’aéronavale et d’une artiste peintre, l’auteur, après avoir suivi ses parents à travers le monde, a mené une carrière d’ingénieur et d’architecte.Parallèlement il a publié sur Internet, sous le pseudonyme d’Antoine BAVE-CROULARD, une trentaine d’ouvrages : biographies...
Ces poèmes cherchent à percer les murs étriqués de l’existence et de la vie des femmes et des hommes. Ceux qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive, n’y trouveront pas de solutions mais des interrogations difficiles, accessibles seulement aux innocents.
Dans ces poèmes, plus "noirs" que ceux des" Doux poèmes du Rien", l’auteur essaye de sonder la motivation de l’homme, face à la dictature du Temps, à la vulgarité de la Realité, aux blessures de l’intériorité et à la représentation qu’il se fait du Monde.
A propos d’un article sur les langues disparues. Cette espèce curieusement « intelligente ? » dont l’une, l’un et l’autre être, peuvent lire ces lettres assemblées.
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