Ces poèmes cherchent à percer les murs étriqués de l’existence et de la vie des femmes et des hommes. Ceux qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive, n’y trouveront pas de solutions mais des interrogations difficiles, accessibles seulement aux innocents.
Il y a longtemps,
Je travaillais enfant,
Sous le silence du village.
Et
Les mots sur les lèvres,
Les idées sur les livres,
Les oiseaux sur les fils,
Les femmes de la rue,
L’eau vive du ruisseau.
N’étaient
Qu’une cascade de joie.
Il me pénétrait
L’air frais du matin.
Elle me traversait
L’intimité des dieux.
Et pourtant
Je n’étais pas amoureux.
Dorénavant
Sur le calendrier
L’année se réduit
A un petit carré vert.
Dorénavant le matin,
Dans l’air cristallin,
Il est plus grand encore
Le silence.
Car ils sont partis bien loin
Ceux dont les pas
Me faisaient trembler.
22 décembre 2023, par Al. O’WOLF
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai parcouru vos différents poèmes, Cher Antoine. La mélancolie et la peur du vide sont des thèmes que vous avez illustré avec élégance et parfois violence. Je pourrais citer tous les titres qui ont retenu mon attention mais je me limiterai à "Ankylose". J’espère vivement que vous continuerez à nous partager vos poèmes.
Au plaisir de vous relire.
^ 23 décembre 2023, par Antoine BAVE -CROULARD
Un grand merci pour ces compliments. Quant à en publier de nouveaux, il faudrait que je fasse des recherches dans mes écrits antérieurs...et je me sens trop vieux pour cela.
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