Voyage initiatique en l’an 2100
France, début du 22ième siècle. Ni effondrement, ni apocalypse. Le monde vit une phase de désillusion technologique, où les robots partent à la ferraille.
Benjamin le parisien profite de la nuit pour faire les quatre-cents coups.
Emilie la provinciale s’ennuie face à une mère qui la délaisse.
En chacun gronde une colère risquant de s’embraser pour ne plus jamais s’éteindre. Deux petits fugueurs que tout oppose, ou presque… et qui ne se sont jamais rencontrés.
L’évasion va se commettre, pour elle, pour lui. Bien sûr, leurs routes se croiseront… hasard ou destin ?
Aucun doute pour Emilie : un ange les accompagne. Elle l’a vu, elle le sait. Seulement, c’est un ange-farceur… Quoi qu’il en soit les bêtises s’accumulent sur leur parcours, le filet se resserre et le voyage se transforme en cavale.
Les (més)aventures de deux âmes errantes cherchant leur voie dans le monde des grands. De rencontres en courses-poursuites, d’espoirs en abîmes, nos héros poursuivent un rêve qu’il n’est pas permis d’avoir. Une fiction initiatique, à la croisée des chemins entre drame, science-fiction, romance et fantastique
Des « Benjamin » il y en a peut-être d’autres parmi ces convives, mais je suis le seul « mètre quarante ». Le plus nabot d’entre eux doit me dépasser d’une bonne tête au moins, et question prénoms, on doit surtout compter une armée de Jean-Charles et de Marie-Claire. Unique mineur dans cet appartement de luxe. Des riches avec des prénoms de riches. On dit que chez eux, la mode des prénoms composés n’a pas changé depuis le règne des rois.
Un mètre quarante au fond ce n’est pas si peu, mais assez pour un tas de choses. Passer entre les gens et entre les jambes, se faire une place dans un wagon bondé, frapper en dessous de la ceinture et surtout, surtout : rester anonyme. Là est le secret pour vivre peinard, et sur ce point mon âge et ma taille jouent en ma faveur. Un mètre quarante pour ainsi dire, c’est l’âge d’or. Celui auquel on vous pardonne, celui auquel on vous ignore