Ma mère raconte
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Ma mère raconte son enfance pendant la guerre de 14/18, élevée par ses grands parents, tandis que son père est au front et que sa mère, qui travaille au loin est absente. Le récit se termine brusquement au seuil de l’adolescence quand elle découvre la religion ( alors que sa famille est athée)... et qu’elle tente ses premiers essais artistiques.
Je suis née le 27 septembre 1912 à 4 heures 30 du matin. Mon père Albin est pharmacien à saint Jean de Luz. C’est lui qui a accouché ma mère Louise, car, dans sa jalousie maladive, il ne veut que personne ne la voie nue. Son frère, qui est médecin tambourinera en vain à la porte de la chambre pendant la nuit. Si j’avais été un garçon, on m’aurait appelée de son nom, Maurice, mais ce n’est pas le cas et, comme le dernier roman du jour « Hellé », traîne sur la table de nuit, on m’appellera ainsi.
Dès 8 heures du matin, je suis inscrite sur le registre de l’état civil, sous le nom Berthe de ma tante, suivi de Hellé, qui plaira à mon grand-père, fervent helléniste !
Mes premiers souvenirs datent de la fin de ma deuxième année. Je suis un bébé aux joues pleines, au front carré, au menton volontaire et aux yeux qui observent avec intensité. A 14 mois, il paraît qu’échappant à la vigilance de ma mère, je me sauve sur 5 pattes, déplaçant avec agilité mon derrière sur la chaussée ! Il m’en reste la vision d’hommes coiffés de bérets basques qui se penchent vers moi, sans que j’éprouve la moindre frayeur. C’est mon premier souvenir.
Les sanglots me montent à la gorge, pourtant mon cœur déborde de joie, un bel enfant vient de naître, mon premier petit-fils. L’entrée de l’hôpital, les vieilles briques rouges, l’odeur de désinfectant dans les couloirs, je suis au comble du bonheur et (…)
Ce livre généalogique retrace dix siècles de l’histoire de la famille de Chivré avec ses hauts et ses bas, ses divisions entre catholiques et protestants, ses frondeurs, ses émigrés, ses royalistes, ses militaires ...
Toujours "sacralisé" comme écrivain d’une certaine mémoire Algérienne, Albert Camus de "Misère de la Kabylie" tenait à répondre par une contre-enquête, émanant d’un "Algérien" à un "Algérianiste". René Janon, c’est de lui qu’il s’agit, reste méconnu en (…)