Ils ont été mythifiés au point où on a oublié qu’ils étaient d’abord des criminels. Il y a eu mort d’hommes et en pleine colonisation. Ils n’avaient en tête que la vengeance. Ils nous ont aliénés davantage.
Emile Violard (1895), Nadia Bendeddouche (1976), Jean Déjeux (1978), Hogolin, Alain Sainte-Marie, Abdelkader Djeghloul et bien d’autres en-core, évoquent le temps des « Bandits d’honneur » (BH) et des Robin des bois algériens comme étant des héros populaires ayant poursuivit des actions militantes de ceux qui les on précédés le des insurrections pay-sannes, depuis l’Emir Abdelkader au bachaga Mokrani, en passant par celles d’Ahmed-Bey de Constantine, des cheikhs Bouamama, Boubaghla et de Lalla Fadhma N’Soumer.
BH et honneur du bandit, se mélangent afin de tomber dans la théorie antimarxiste d’Hobsbawm sur un soi-disant le banditisme social, comme s’il y aurait eu un banditisme animal, végétal et géologique ! Des paysans hors-la-loi considérés par les féodaux locaux et l’Etat colonial français comme de vulgaires criminels, dans une société paysanne et pastorale de l’Algérie de la seconde moitié du XIXe siècle colonial. Du côté des algé-riens, ils sont qualifiés d’héros, de juste, de vengeurs de l’honneur fami-lial et de résistants et qu’il faut admirer et soutenir.