Un petit royaume est menacé de pillage et de massacre par le grand empire voisin. Au même moment, le roi vient de mourir. Le nouveau roi, désigné d’une façon bien particulière, montre une absence totale d’enthousiasme pour gérer les affaires du royaume. À la plus grande
inquiétude des siens, il ne porte d’intérêt qu’à ses moments où il s’absorbe dans le silence…
« Le roi est mort ! » hurla à maintes reprises une jeune servante, traversant le palais de haut en bas, soulevant les bords de sa robe pour mieux courir. Sans prendre soin de décélérer, elle bouscula deux gardes et heurta la lourde porte de la salle de réunion pour l’ouvrir dans un fracas qui fit sursauter les ministres et les nobles présents. Sa course s’acheva dans le ventre de Golasson, le Premier ministre, dont la forte présence de graisse amortit l’essentiel de l’impact. Après une demi douzaine de respirations hâtives, les mains agrippées nerveusement à la robe du ministre, les yeux ronds d’épouvante, la servante répéta une fois de plus la même parole, mais cette fois, avec une toute petite voix pleurnicheuse :
24 octobre 2017, par conchy
Bonjour isi, passionnée de conte pour enfants, votre histoire m’a forcément interpellée. Je me suis régalée et j’apprecie beaucoup votre plume. Merci à vous. Conchy.