L’exode des prunelles
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Trois cousins quittent leur village natal pour la capitale, aveuglés par l’espoir d’une vie meilleure.
Entre rêves brisés, trahisons et secrets de famille, chacun devra faire face à ses choix.
Découvrez une courte histoire où le destin de chaque personnage est lié à un enjeu social plus large.
Ils étaient tous rassemblés autour d’un
grand feu comme à l’accoutumée – un rituel immuable de chaque soir. Ils dansaient et lançaient des cris exultants au rythme des percussions.
Leya, Beya et Kenaya, les trois sœurs du village de Ndekesha, avaient orchestré une petite célébration pour fêter le départ de leurs trois fils vers la capitale. On y trouvait des biscuits périmés venus d’Allemagne, et des bières locales fermentées aux feuilles de goyavier, offertes à l’ensemble des habitants du village.
Leya, l’aînée, était la plus acariâtre et lubrique. Mère de dix enfants, chacun d’un père. On aurait dit qu’elle portait la marque d’un destin libidineux, mais aussi d’une force intérieure insaisissable.
Beya, quant à elle, était la plus protectrice – elle n’avait eu qu’un enfant, Raïs. Son mari avait péri sous les pierres, lapidé après qu’on l’eut surpris en plein coït avec son éromène.
Kenaya, la cadette, était mère de trois enfants. Paul, son mari, jouissait d’un statut singulier dans le village. Sa parole était écoutée avec une déférence presque révérencielle, ancrée dans la croyance qu’elle venait d’une source divine. Chaque matin, Paul s’en allait gravir une colline que nul d’autre n’osait atteindre. Le soir, il revenait chargé de préceptes qu’il déclarait dictés par Dieu lui- même. Ces paroles guidaient la vie de la communauté, façonnant ses règles écrites et renforçant son autorité incontestée. Derrière cette position influente, il accumulait les richesses par le biais des dîmes et des offrandes que lui remettait le village, dans un rituel où la foi et la soumission se mêlaient intimement.
Emmanuel Macron, qui avait promis de tirer toutes les conclusions de cette consultation inédite qu’était le Grand débat, a exposé ses réponses lors d’une conférence de presse le 25 avril au palais de l’Elysée.
Francis Colpo, fils d’un des membres de l’équipe de Benveniste, qui a élaboré le concept de la « mémoire de l’eau » en 1988, trouve de nouvelles applications à cette théorie. Ses recherches coutent très cher. Il doit solliciter un sponsor.
Un SDF adopte un chien à la SPA. Et il lui parle. C’est tout.