L’exode des prunelles
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Trois cousins quittent leur village natal pour la capitale, aveuglés par l’espoir d’une vie meilleure.
Entre rêves brisés, trahisons et secrets de famille, chacun devra faire face à ses choix.
Découvrez une courte histoire où le destin de chaque personnage est lié à un enjeu social plus large.
Ils étaient tous rassemblés autour d’un
grand feu comme à l’accoutumée – un rituel immuable de chaque soir. Ils dansaient et lançaient des cris exultants au rythme des percussions.
Leya, Beya et Kenaya, les trois sœurs du village de Ndekesha, avaient orchestré une petite célébration pour fêter le départ de leurs trois fils vers la capitale. On y trouvait des biscuits périmés venus d’Allemagne, et des bières locales fermentées aux feuilles de goyavier, offertes à l’ensemble des habitants du village.
Leya, l’aînée, était la plus acariâtre et lubrique. Mère de dix enfants, chacun d’un père. On aurait dit qu’elle portait la marque d’un destin libidineux, mais aussi d’une force intérieure insaisissable.
Beya, quant à elle, était la plus protectrice – elle n’avait eu qu’un enfant, Raïs. Son mari avait péri sous les pierres, lapidé après qu’on l’eut surpris en plein coït avec son éromène.
Kenaya, la cadette, était mère de trois enfants. Paul, son mari, jouissait d’un statut singulier dans le village. Sa parole était écoutée avec une déférence presque révérencielle, ancrée dans la croyance qu’elle venait d’une source divine. Chaque matin, Paul s’en allait gravir une colline que nul d’autre n’osait atteindre. Le soir, il revenait chargé de préceptes qu’il déclarait dictés par Dieu lui- même. Ces paroles guidaient la vie de la communauté, façonnant ses règles écrites et renforçant son autorité incontestée. Derrière cette position influente, il accumulait les richesses par le biais des dîmes et des offrandes que lui remettait le village, dans un rituel où la foi et la soumission se mêlaient intimement.
Ils savaient leurs jours comptés, mais relativisaient, la vieillesse était un aboutissement, pas une punition.
L’histoire commence en Transylvanie où Josif von Sachsen arrive de Saxe.
C’est un livre de cuisine sorti tout droit du fast-food de la pensée pour nourrir l’imagination avec tout l’humour qui lui est dû, destiné à tous ceux qui ont un petit creux, non à l’estomac mais dans la tête, pour sortir des formules toutes faites. Il est (…)