Tout d’abord, laissez-moi me présenter : Franck Malo, reporter pour le journal La Banlieue. Ancien pigiste, j’ai préféré la sécurité de l’emploi en devenant journaliste/reporter à temps plein.
Le boss, c’est Richard Petit, le rédacteur en chef. Alors soit, il est pingre, mais il ferait tout pour un bon article. Et en parlant de bon article, je devrais m’y mettre sans plus attendre.
« Du XVIe au XIXe siècle, la combustion humaine spontanée était un phénomène qu’on enseignait dans les facultés. Oui, le corps humain pouvait prendre feu spontanément. Une mort terrifiante que les écrivains ou les scénaristes ont utilisée de nombreuses fois comme ressort dramatique.
Et puis la science a avancé. Cette théorie a fait long feu au profit de « l’effet de mèche ». En résumé, une source de chaleur externe provoque l’embrasement des vêtements de la victime dont le corps se consume ensuite lentement, un peu comme une bougie. Est-ce arrivé ce week-end à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) ? Pour l’heure, on ne sait pas. Mais cette piste va forcément être explorée par les enquêteurs. Une femme de 55 ans a été retrouvée morte par son mari dimanche après-midi avenue Friedberg, dans leur appartement. Son corps, recroquevillé dans le couloir de la cuisine, était partiellement carbonisé.
Aucune trace manifeste de lutte ou d’incendie dans l’habitation. Aucun produit inflammable à proximité. Pas même une casserole sur le feu. Juste une bouteille d’eau à moitié remplie et intacte.