Lucien
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Lucien, petit ouvrier sans grande envergure, va trouver la force dans son for intérieur, pour ne pas sombrer dans la folie.
« Bonjour, Lucien. »
« Qui est là ? »
« C’est moi, Lucien. »
« Qui, moi ? Je vous préviens, si c’est une farce, elle n’est pas drôle !! »
J’avais beau regarder tout autour de moi, personne à l’horizon. J’ai cru à une blague de mes collègues, ils sont tellement cons. Pourtant, il n’y avait pas un chat dans les vestiaires de l’usine.
C’était la première fois que j’entendais « les voix ».
Je m’appelle Lucien Chopard, petit ouvrier dans une petite usine de conserves. Je n’ai pas fait de grandes études et je suis plutôt terre à terre. Je suis divorcé, deux grands enfants, je vis seul. Vous savez maintenant tout ce qu’il y a à savoir, sur moi.
Il m’a fallu attendre dix jours, pour que je les réentende. Enfin, entendre, c’est un bien grand mot.
Plutôt, murmuré. Un son lointain, comme un vent qui souffle, en
vous apportant des voix inaudibles.
Bien sûr, personnes autour de moi, à chaque manifestation. J’ai même réussi à mettre en l’air la salle de bain, pour trouver une radio imaginaire. Évidemment, je n’ai rien trouvé. J’ai fini par soupçonner mon ex, elle me déteste tellement. Et je suis, encore, passé pour un gros naze, à ses yeux. Ça commençait sérieusement à peser sur mon travail. Le docteur m’avait prescrit des anxiolytiques, histoire de dormir un peu. Finalement, soit j’arrivais en retard, soit je m’endormais au taf. Au bout du troisième blâmes, je me retrouvais sans emploi. C’est à ce moment-là que ma vie bascula dans l’abîme de la dépression.
Une main remplie de doigts patauds et lourds s’éleva devant la dizaine de personnes qui attendait l’arrivée de l’autobus. L’index de Jim s’engouffra à l’intérieur d’une de ses narines, à la recherche du point sensible qui le titillait depuis quelques secondes.
Il arriva dans la chambre. Une pièce ordrée, pleine de nombreux souvenirs inutiles. Le genre de souvenir que l’on achète par coup de foudre et que l’on range par respect, pour finir par l’oublier avec dédain. Il se figea au milieu de la chambre et lança à (…)
C’est un petit recueil énumérant certaines malédictions pesant sur une chanson, sur deux tableaux et sur des livres de magie et de sorcellerie qu’il vaut mieux s’abstenir de lire ou de posséder sous peine des pires désagréments.