Première partie de Sommeil Transparent
"Aux prémices de l’automne, le vide se décrira telle une lettre au reflet des sens.
Ceux-là seront ivres, ceux-là déteindront de la danse humaine bercée par les histoires de l’enfance..."
Lorsque l’on cherche un sens à l’existence, on se rend compte de la peur d’autrui et de la sienne.
Les espaces paraissent s’élargir et la solitude se marie à la liberté. Je ne me doutais pas qu’être libre c’était être seul, je ne me doutais pas qu’un vide comme celui-ci existait et qu’il se cachait
telle une harpie dans cette marionnette pour
laquelle tant de langues vouent un culte.
Comme un trésor, un jardin d’Eden, comme un mont Olympe, un temple appelant nos bras à
cet horizon vers lequel ils ne cessent de trembler.
Croyez-moi être libre c’est être seul.
Certains l’ont vécu, d’autres l’ont écrit. Et moi ?
Je fais partie de tous ceux-là. Je ne suis différent ni de toi, ni de ces gens qui vendent leurs âmes pour un peu de calme, de tranquillité et même
un peu de tendresse, parfois.
Comment leur en vouloir ? Quand je ne vois dans la glace qu’un pantin que tous se balancent à leur aise sans nulle honte, sans nulle peine.