Eloïs Barne
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans le genre fantastique, d’une lointaine inspiration Lovrecraftienne, le narrateur vous racontera sa mésaventure dans cette nouvelle. Celui-ci découvre qu’il n’est pas si simple de s’approprier certains pouvoirs occultes aux travers de célèbres ouvrages, même dans le Genève de ce siècle.
Etonnez-vous de trouver dans mon regard ce regain d’intelligence et de panique, pour peu que vous m’observiez vraiment. Car qui que vous voyez, ce n’est pas moi. Mais laissez moi raconter mon histoire, avant que je devienne fou.
J’avais repris mon travail d’infirmier de nuit, après mes vacances, quand j’ai connu Eloïs Barne. J’aimais plus que tout être de nuit, surtout dans ce service particulier des transplantations de cellules souches hématopoïétiques, que l’on résume à tort à “moëlle osseuse”, pour expliquer plus rapidement notre tâche. L’organisation singulière dans cet hôpital faisait que nous étions seuls la nuit, pour six lits. Seuls dans un environnement clos par des sas de protection en atmosphère régulée, ce qui rebutait les aides-soignantes tournant dans les services durant leur garde, ne les faisant venir que sur notre appel. Inutile donc de vous expliquer plus longuement que je préfèrais me débrouiller sans elles, même en cas de surcharge de travail.
Le monde est instable, en proie à de multiples conflits. C’est alors que dans la violence et la barbarie des êtres d’un nouveau genre vont voir le jour. Destiné au meilleur comme au pire, Zamy et Elise font partie de ces nouveaux êtres surnaturels et (…)
La nuit sera longue… Je le sais… Je le sens… Car je t’attends. Du haut de mon balcon, je me prends à fixer le vague : Rien ne bouge, tout n’est que silence autour de moi. Au dehors, une nuit glaciale. La même qui, depuis quelque temps, a envahi mon cœur… (…)
En y resongeant, je crois que même un homme seul errant dans le désert a au moins la chance de pouvoir sentir la vie respirer autour de lui, que ce soit le souffle du vent brûlant, la morsure des rayons du soleil sur sa peau ou le sable dans lequel (…)