Eloïs Barne
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans le genre fantastique, d’une lointaine inspiration Lovrecraftienne, le narrateur vous racontera sa mésaventure dans cette nouvelle. Celui-ci découvre qu’il n’est pas si simple de s’approprier certains pouvoirs occultes aux travers de célèbres ouvrages, même dans le Genève de ce siècle.
Etonnez-vous de trouver dans mon regard ce regain d’intelligence et de panique, pour peu que vous m’observiez vraiment. Car qui que vous voyez, ce n’est pas moi. Mais laissez moi raconter mon histoire, avant que je devienne fou.
J’avais repris mon travail d’infirmier de nuit, après mes vacances, quand j’ai connu Eloïs Barne. J’aimais plus que tout être de nuit, surtout dans ce service particulier des transplantations de cellules souches hématopoïétiques, que l’on résume à tort à “moëlle osseuse”, pour expliquer plus rapidement notre tâche. L’organisation singulière dans cet hôpital faisait que nous étions seuls la nuit, pour six lits. Seuls dans un environnement clos par des sas de protection en atmosphère régulée, ce qui rebutait les aides-soignantes tournant dans les services durant leur garde, ne les faisant venir que sur notre appel. Inutile donc de vous expliquer plus longuement que je préfèrais me débrouiller sans elles, même en cas de surcharge de travail.
Je rentrai à pas de loup dans l’obscurité de notre chambre. Toi, bien sûr tu étais là, mais immobile, figée. Ton beau visage glacé sur du papier du même nom, dans un cadre noir bordé d’or, sur la pauvre commode dont les tiroirs vomissaient slips et (…)
Que devient l’homme dans un monde où la réalité vacille ? Parmi toutes les possibilités qui s’offrent à son imagination, parviendra-t-il à demeurer ce qu’il est où en profitera-t-il pour changer à son tour ?
"Il était une fois une petite fille qui vivait seule dans une immense bâtisse. Tous les soirs, quand le soleil se couchait, elle sortait du placard où elle se terrait des journées entières, pour aller se promener dans la pénombre des grandes salles du (…)