Eloïs Barne
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans le genre fantastique, d’une lointaine inspiration Lovrecraftienne, le narrateur vous racontera sa mésaventure dans cette nouvelle. Celui-ci découvre qu’il n’est pas si simple de s’approprier certains pouvoirs occultes aux travers de célèbres ouvrages, même dans le Genève de ce siècle.
Etonnez-vous de trouver dans mon regard ce regain d’intelligence et de panique, pour peu que vous m’observiez vraiment. Car qui que vous voyez, ce n’est pas moi. Mais laissez moi raconter mon histoire, avant que je devienne fou.
J’avais repris mon travail d’infirmier de nuit, après mes vacances, quand j’ai connu Eloïs Barne. J’aimais plus que tout être de nuit, surtout dans ce service particulier des transplantations de cellules souches hématopoïétiques, que l’on résume à tort à “moëlle osseuse”, pour expliquer plus rapidement notre tâche. L’organisation singulière dans cet hôpital faisait que nous étions seuls la nuit, pour six lits. Seuls dans un environnement clos par des sas de protection en atmosphère régulée, ce qui rebutait les aides-soignantes tournant dans les services durant leur garde, ne les faisant venir que sur notre appel. Inutile donc de vous expliquer plus longuement que je préfèrais me débrouiller sans elles, même en cas de surcharge de travail.
J’entendis des crissements de pneus, des cris de passants. Je sentis ma cage thoracique se faire broyer par la voiture et je vis ma main baignée dans le sang. J’avais envie de vomir et souffrais infiniment. Mes yeux se fermèrent ... Je me (…)
Depuis son opération Myriam souffrait beaucoup mais restait stoïque et somme toute, pour une adolescente de 17 ans assez courageuse. Toutefois pour calmer la douleur elle pouvait prendre deux ou trois comprimés de Lynix par jour ; un très fort calmant (…)
Voilà plus de 2 heures qu’il restait indécis. L’angoisse montait de plus en plus en lui dans ce long corridor obscur. Il appréhendait la pensée de se faire corriger par sa femme après une si longue absence s’il faisait demi-tour mais il était davantage (…)