Eloïs Barne
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans le genre fantastique, d’une lointaine inspiration Lovrecraftienne, le narrateur vous racontera sa mésaventure dans cette nouvelle. Celui-ci découvre qu’il n’est pas si simple de s’approprier certains pouvoirs occultes aux travers de célèbres ouvrages, même dans le Genève de ce siècle.
Etonnez-vous de trouver dans mon regard ce regain d’intelligence et de panique, pour peu que vous m’observiez vraiment. Car qui que vous voyez, ce n’est pas moi. Mais laissez moi raconter mon histoire, avant que je devienne fou.
J’avais repris mon travail d’infirmier de nuit, après mes vacances, quand j’ai connu Eloïs Barne. J’aimais plus que tout être de nuit, surtout dans ce service particulier des transplantations de cellules souches hématopoïétiques, que l’on résume à tort à “moëlle osseuse”, pour expliquer plus rapidement notre tâche. L’organisation singulière dans cet hôpital faisait que nous étions seuls la nuit, pour six lits. Seuls dans un environnement clos par des sas de protection en atmosphère régulée, ce qui rebutait les aides-soignantes tournant dans les services durant leur garde, ne les faisant venir que sur notre appel. Inutile donc de vous expliquer plus longuement que je préfèrais me débrouiller sans elles, même en cas de surcharge de travail.
L’histoire que je m’en vais vous raconter vous semblera, sans nul doute, invraisemblable et pourtant elle m’est arrivée, à moi, Moussa Kane, âgé de 25 ans. Il y a presque un an, j’ai terminé ma formation dans un institut privé de Dakar. Deux mois après (…)
Le jour où des savants découvrirent dans de très vieux écrits de Léonard de Vinci l’incroyable formule qui permettait d’ouvrir une porte entre notre monde et celui de l’au-delà, deux milliards d’êtres humains se portèrent volontaires pour être les premiers (…)
Le client qui entra dans le bureau de mon ami, le docteur Thomas Sharps, était un homme d’âge mûr, de taille moyenne, le physique plutôt quelconque. Son regard évita le mien lorsqu’il m’aperçut - il ne s’attendait évidemment pas à ma présence en ces lieux. (…)