Timoléon est un "nègre", c’est à dire un écrivain salarié, chargé d’écrire des livres signés par Antoine Vulpes, un écrivain célèbre et en vogue, mais qui n’a jamais écrit une seule ligne lui-même. De nos jours, on dit plutôt "ghost writer", mais je préfère le terme "nègre", qui suggère non seulement l’invisibilité de la couleur noire, mais aussi la funeste condition de l’esclave qui ne reçoit de son travail ni la gloire, ni même une juste rétribution.
Porte de Clignancourt, Fabrice assiste à la fusillade au cours de laquelle Napo, un Corse roi de la pègre et ennemi public numéro un, trouve la mort. Flics et truands tirent de partout, Fabrice ne peut rien faire et en est réduit à se terrer sur le sol entre deux voitures. C’est un massacre, plusieurs passants sont tués, Fabrice parvient à quitter les lieux sans se faire arrêter, mais désormais, il est en cavale, recherché par les perdreaux.
Il trouve refuge chez Ranuce-Ernest, le chef d’une bande rivale, qui accepte néanmoins de l’aider. Ranuce-Ernest est épris de la Sansévéria, une belle plante, meneuse de revue qui est aussi la tante de Fabrice. Hélas ! Celle-ci ne répond pas à son amour, car elle est amoureuse de Fabrice.
Au cours d’une altercation, Fabrice, d’un méchant coup de surin, tue l’un des membres de la bande qui l’héberge. Dès lors, il est séquestré dans une piaule vide en attendant que Ranuce-Ernest décide de son sort…
Par le trou de la serrure, il aperçoit Céline, la fille du geôlier, qui donne de la nourriture à ses serins et qui nettoie la cage des oiseaux…