Cas sociaux
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Cas sociaux n’est pas un roman comme les autres. Il a été rendu fictif pour protéger l’identité des enfants dont il est question. Tout est vrai, et même pire. Plongée au coeur de l’enfer d’un foyer, qui, malgré les signalements, a été le théâtre d’un drame. Bienvenue en France, pays des droits de l’Homme.
L’histoire de Sandro, Alban, Maxence et Myriam. Vous pourrez ainsi comprendre ce qui détruit les citoyens de demain.
I. Accusé de viol : Sandro à la gendarmerie
La Baule, un mardi d’octobre 2020. Le confinement est loin, on y pense presque plus. La mer est grise et lointaine. On ne la devine qu’à l’odeur lointaine de sel et d’algues. Le ciel est bas, uniformément blanc. Un blanc sale caractéristiques des côtes bretonnes les jours où on ne sait pas s’il va pleuvoir ou non. Les platanes de l’avenue de Lattre-de-Tassigny ont gardé leurs dernières feuilles, résistantes, obstinées, comme s’ils refusaient eux aussi d’en finir avec une saison.
La gendarmerie se trouve dans une rue parallèle au front de mer, un bâtiment fonctionnel des années quatre-vingt, crépi beige, stores vénitiens aux fenêtres. Rien qui attire l’œil. Rien qui donne envie d’entrer. Une pancarte sur la porte vitrée liste les horaires d’accueil en lettres bleues sur fond blanc. Une poubelle jaune est vissée au mur près de l’entrée. L’endroit a la neutralité pesante des lieux où les gens arrivent et portent les drames qu’ils n’ont pas choisis.
La salle d’attente ressemble à une salle d’attente des gendarmeries, comme un purgatoire low cost, les chaises en plastique alignées contre les murs. Un distributeur automatique propose des boissons chaudes à un euro vingt. Quelqu’un a punaisé au tableau d’affichage une affiche sur les violences conjugales dont les coins se décollent ; tout le monde la voit mais personne ne la regarde. Sous le néon qui clignote légèrement au fond de la pièce, trois garçons attendent.
Ils ont tous les onze ans. C’est à peu près tout ce qu’ils ont en commun.
Maxence est en bout de rangée, tout à droite. Petit blond ébouriffé, son jean est trop court d’un bon centimètre et demi : il a grandi vite, son père refuse de lui en acheter un nouveau et le foyer détourne les fonds pour la vêture… c’est comme ça tout le temps. Ses baskets ont connu des jours meilleurs : la semelle gauche bâille légèrement à l’avant, comme une bouche fatiguée. Sa veste de jogging sans marque est propre, au moins, même si le fermeture ne ferme plus. Il a l’habitude et ne grelotte pas. Lui-même ne semble pas faire attention à grand-chose.
Il fixe le carrelage entre ses pieds. Il tient ses mains serrées entre ses genoux, comme s’il essayait d’empêcher quelque chose de s’échapper.
Tout le monde parle de l’Aide Sociale à l’Enfance, dénonce, critique les dérives... Mais peu de monde accepte de s’y plonger réellement, d’écouter la souffrance de ces enfants. J’y suis rentrée, j’ai alerté... Personne n’a écouté. Les contenus ont été invisibilisés. 6 ans et un drame plus tard, je publie pour qu’enfin le grand public comprenne. Que ces enfants ne sont pas des monstres. Pas des cas sociaux. Juste des enfants.
Synopsis adaptable au cinéma.
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