Lorsqu’il part en forêt avec son fusil, Claude Darmont n’a pas vraiment l’intention de chasser. Il souhaite surtout marcher dans cette campagne du sud de l’Eure-et-Loir qu’il connait si bien. Grande est sa stupéfaction en découvrant un cadavre dans un fossé. A son village de Bouglainval l’émoi est d’autant plus grand qu’une autre personne est abattue au fusil de chasse quatre jours plus tard. Les gendarmes chargés de l’enquête ne sont pas au bout de leurs surprises.
Environs de Bouglainval (Eure et Loir)
La neige avait cessé de tomber au lever du jour. Les abondantes chutes de toute la semaine avaient laissé au sol une épaisse couche immaculée. Froide mais lumineuse, c’était une matinée idéale pour Claude Darmont qui aimait la chasse. Il s’était levé tôt pour atteindre de bonne heure la modeste forêt proche de Théléville, petit hameau à quelques kilomètres au sud de Bouglainval où il résidait.
À vrai dire, la chasse n’était qu’un prétexte pour cet électricien de trente-sept ans. Ce qu’il aimait c’était marcher dans la nature, la forêt ou les champs de cette campagne d’Eure et Loir qu’il connaissait depuis son enfance. Il n’avait même pas eu l’occasion de tirer un seul coup de fusil tant le gibier se faisait rare en cette fin de période de chasse. Il avançait lentement. Mis à part le lugubre croassement d’un corbeau, le seul bruit perceptible était le crissement de ses bottes s’enfonçant dans la neige molle.
Vers onze heures il décida de rentrer à la maison où l’attendait sa compagne Lison. Ils n’étaient pas mariés, ils vivaient ensemble depuis cinq ans et désespéraient d’avoir un enfant. Il aurait aimé pouvoir vagabonder dans cette campagne avec un fils, pour lui expliquer les arbres, les plantes, les animaux.
20 avril 2020, par Jean Louis Blahay
Ce roman permet de passer un bon moment de lecture ... il est agréable à litre et on on croirait dans un reportage , le réalisme est total !
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12 avril 2020, par Caro
Court et bien.
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