Beau Démon
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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En 1640, Ercole Vitelli assassine son cousin François, gendre et héritier du prince de Monteleone. Andréa, le fils de François, est l’unique témoin du crime. Elevé par des brigands dont il devient le chef sous le nom de Bel Demonio, il décide de venger son père.
Spolette est située à quelques lieues des Apennins et de l’Abruzze ultérieure ; c’est une vieille et noble ville. Une branche de la Nera, petite rivière qui prend sa source dans la montagne, l’égaye par le riant aspect de ses rives ombreuses, et lui donne cette fraîcheur si nécessaire dans les climats du Midi.
Vers le milieu du XVIIe siècle, époque de guerres, de conspirations et d’aventures galantes, Spolette avait un tout autre aspect qu’aujourd’hui. À certains jours elle s’emplissait de soldats et de condottieri, ces partisans qui rappelaient les bandes noires et blanches des Médicis et des Suffolk. D’autres fois, les baladins, les grands seigneurs, les artistes affluaient dans la ville quand le comte feudataire, homme d’âge mûr et de caractère sombre et fantasque, se sentait, par hasard, des velléités de joyeuse humeur, et donnait des fêtes à sa petite cour.
Le comte était un Vitelli de la branche napolitaine, et les Vitelli étaient en ce temps-là de puissants seigneurs. Ils tenaient de près aux princes de Mantoue et cousinaient avec les Moncade d’Avalos à qui Urbain Vitelli avait disputé le marquisat de Peschiera. On sait que les Avalos tinrent deux fois en ce siècle la vice-royauté de Naples.
La petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-Comté. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges s’étendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres (…)
Où le lecteur peut être assuré que ce qu’il va lire n’a pas été imaginé à plaisir.
M. Kesselbach s’arrêta net au seuil du salon, prit le bras de son secrétaire, et murmura d’une voix inquiète : – Chapman, on a encore pénétré ici. – Voyons, voyons, monsieur, protesta le secrétaire, vous venez vous-même d’ouvrir la porte de (…)