Greg Hocfell

Origine de l'auteur : La France

 Auteur ambassadeur chez Edition999

Il s’appelle Greg Hocfell, il est né en 1975, à Fontainebleau, en France, peu importe sa carte d’identité à vrai dire, seule compte l’histoire que vous allez découvrir une fois la page de garde tournée. L’ombres, Attention aux morts, Glyptic,... que lirez-vous ? Peut-être le premier chapitre, à peine un paragraphe, toute l’oeuvre après avoir prétexté un arrêt-maladie ?... Hocfell s’auto-édite.


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Edition999 rencontre Greg Hocfell
Comment écrivez-vous ? :
Techniquement parlant : sur une machine à écrire ! Les sensations sont uniques, je dis toujours que je martèle une histoire. J'aime voir ces feuilles noircies s'empiler à côté de ma bécane – à ce propos : elle a appartenu à mon grand-père. Mais il m'arrive d'écrire sur l'ordinateur, quand la machine à écrire est « prise » pour une histoire. Sur le disque dur se retrouve souvent une histoire imprévue que je ne peux pas remettre à plus tard.
Artistiquement parlant : j'écris durant une demie-heure, une heure. Je ne suis pas du tout adepte du "plan détaillé", d'un premier scénario, au mieux je note des points à ne pas perdre de vue, trop de "préparation" me paralyse plutôt qu'autre chose. Je n'ai jamais écrit durant 7 ou 10 heures d'affilée. Ce n'est pas ma façon de faire. C'est comme être avec une jolie fille au lit, vous savez. J'écris jusqu'au contentement, une sorte d'orgasme cérébral, puis j'arrête et on remet ça plus tard.
Pourquoi écrivez-vous ? :
Pour raconter des histoires, des gens, des états d'esprit. Un film se projette dans ma tête et j'essaie de transformer ce film en mots.
D’où vous vient votre passion d’écrire ? :
Elle a pris racine à l'école primaire, quand il a fallu résumer un film que la classe avait vu. Une histoire de sorcière. J'ai raconté... Je me suis retrouvé lu par la maîtresse. Ça remonte, tout ça ! Puis au collège, un professeur de français m'a demandé si j'avais écrit ma rédaction seul, avant de dire : « C'est très bien... Maintenant, écoutez tous, je vais lire sa rédaction... », je n'en croyais ni mes yeux ni mes oreilles – s'il y avait bien une matière où j'étais bon, c'était celle-là. Depuis je n'ai jamais cessé de noircir du papier...
Comment vous vient le sujet d’une nouvelle ou d’un roman ? :
Par flash. Je veux dire : c'est une première image qui me vient. Ce peut être un visage de femme en larme, par exemple, un dialogue très précis, un animal, genre un chien qui aboie avec rage devant une porte fermée... Je suis un peu comme un médium, qui voit ce qui va arriver. Puis c'est une idée, des idées, une histoire qui se tisse... Après, il faut aller derrière ma machine à marteler, et tâcher de concrétiser ça.
Quels sont vos écrivains préférés ? :
Il m'est toujours difficile de répondre à ce genre de question. « Préférés »... Disons que pas mal d'auteurs que j'aime beaucoup beaucoup influent sur mon style, ma façon d'écrire. Bon, j'ai lu Proust il y a quelques temps et j'en souriais béatement tant son œuvre est une symphonie désarçonnante de perfection... Après, je vais adorer les Brett Easton Ellis, les King, les Koontz, les Flaubert, les Norman Mailer, les Robert Howard, les Christine Angot, les Maupassant... je suis large, je peux lire tout auteur, à partir du moment où je sens qu'il est entier, entier de chez entier...
Pensez-vous que les critiques apportent à l’écrivain ? :
Je dirais juste qu'une critique sans intérêt, un écrivain s'en fiche, elle lui fait l'effet d'un éternuement. En revanche, une critique constructive, fondée, qui n'a pas pour but de blesser, l'écrivain passera une nuit agitée, et l'émetteur de la dite critique aura donc tapé dans le mille. En ce cas, il vaut mieux recevoir ce genre de critique avant parution de quoi que ce soit, votre Premier Lecteur vous a donné son avis, en somme, plutôt qu'après la sortie de votre tralala en librairie... Mais bon.
Une courte interruption avec trois questions du questionnaire de Pivot :
Quel est votre mot préféré ?
Libre.
Quel est votre drogue favorite ?
Marteler, ma machine à écrire. (Et soulever de la fonte !)
Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Tous ceux que tu aimes sont ici. Personne ne t'en veut. Tu n'as plus à t'inquiéter, craindre quoi que ce soit...
Et pour finir :
Avez-vous des projets en cours ? :
A l'heure où je vous parle, une de mes courtes histoires va paraître dans une Anthologie aux Editions Long Shu Publishing. Une autre dans le sexyzine Horrifique. Autrement, dans le four, nous avons un troisième et dernier tome en cours de correction. Un petit roman que je pense proposer à la maison d'édition citée plus haut...

Bibliographie de Greg Hocfell